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Le culturiste émotionnel

Aux dirigeants d’entreprise, il apprend la « boîte à outils émotionnelle du chef », l’art de « licencier avec empathie » ou peut-rrtre un de neutraliser en douceur l’ensemble des syndicats. A la piétaille, il enseigne la « collaboration sans arrière-pensées » et l’adaptabilité sans limites. Ainsi, flexibilité et restructurations sont certes plusieurs choses bien tristes, mais c’est « le prix malheureux que nous devons payer pour avoir une économie aussi dynamique que la nôtre ». Votre chef vous tyrannise ? Pratiquez l’autocritique et la relaxation.

Psychologue, ancien journaliste au New You are able to Occasions et coauteur d’un livre d’entretiens avec le dalaï-lama, Daniel Goleman est devenu united nations phénomène d’édition en 1995 avec L’Intelligence émotionnelle (J’ai lu). United nations seul chapitre — « Le management, une affaire de cœur » — y était consacré à l’application de boy concept au monde du travail. Devant l’intérêt manifesté componen l’ensemble des dirigeants d’entreprise, il en a fait l’objet spécifique d’un second volume. United nations succès guère étonnant : son vocabulaire — « efficacité », « rentabilité », « optimisation du capital humain » — témoigne d’une obsession en performance, et sa pensée est symptomatique de l’interpénétration croissante de l’affectivité et en logique gestionnaire.

Aux Etats-Unis, où l’on admet largement que l’intelligence, comme le reste, se mesure, et qu’elle est déterminée génétiquement, l’ensemble des individus dotés d’un quotient intellectuel (QI) élevé sont considérés avec une certaine irritation. La notion de « quotient émotionnel » (QE) développée componen Goleman a donc suscité l’espoir de résoudre cette injustice : si l’on ne peut modifier boy QI, on peut en revanche s’attacher à « muscler » boy QE — lequel, affirme-t-il, est bien plus déterminant plusieurs chances de succès dans la vie. Vehicle — grande nouvelle — il ne sert à rien d’être une encyclopédie ambulante si componen ailleurs on se conduit comme united nations butor. Après quelques chapitres d’esbroufe scientifique, Goleman s’emploie donc à initier ses lecteurs aux subtilités en « compétence émotionnelle », illustrant boy propos de pressure faits divers, anecdotes édifiantes et leçons de sagesse orientale.

Bien qu’il se défende de négliger l’importance plusieurs facteurs sociaux, Goleman, qui déplore « la dissolution plusieurs mœurs, le climat d’insécurité et le déchaînement de pulsions abjectes », déploie une vision selon laquelle tous l’ensemble des maux en terre pourraient être résolus componen le contrôle plusieurs émotions. Dans l’ensemble des écoles américaines où l’on a introduit plusieurs « cours d’intelligence émotionnelle », affirme-t-il, « le taux de bagarres et de consommation de drogues diminue, et moins de jeunes filles tombent enceintes »…

Une si longue attente…

Trois décennies plus tard, Pérès le « pacifiste » participe au gouvernement de M. Ariel Sharon (voir « A tout prix »), qui enterre l’ensemble des accords d’Oslo et réprime dans le sang la seconde Intifada, faisant près de cinq mille morts parmi l’ensemble des Palestiniens, l’ensemble des Israéliens en comptant pour leur part united nations millier. En 2005, il suivra même le vieux généra au sein de boy nouveau parti, Kadima, abandonnant la maison travailliste qui l’abritait depuis une bonne soixantaine d’années…

Sa première victoire électorale, il l’a remportée à 80 ans passés. Né Persky en 1923 dans united nations shtetl (1) biélorusso-polonais, M. Shimon Pérès a convaincu la Knesset, le 13 juin 2007, de le nommer (neuvième) président d’Israël. Sa précédente tentative, en 2000, s’était soldée componen united nations humiliant échec face au candidat du Likoud, M. Moshe Katsav — dont l’histoire retiendra surtout qu’il fut accusé de viols et autres agressions sexuelles…

Ce suicide politique (2) éclaire le parcours de ce « mal aimé » en politique israélienne, et pourtant « favori » plusieurs médias étrangers, qui lui ont fait une réputation de « colombe ». Comme si la négociation secrète d’Oslo, qui valut à M. Pérès de partager avec Yasser Arafat et Rabin le prix Nobel en paix, gommait l’essentiel de sa carrière antérieure et postérieure…

Héritier du signataire plusieurs accords d’Oslo, qu’il avait si longtemps combattu, l’ensemble des sondages lui promettent alors vingt-cinq points d’avance sur M. Benyamin Netanyahou (voir « Produced in USA »), qui finira componen le coiffer sur le poteau, le 29 mai 1996. Et pour cause : en donnant, le 5 janvier 1996, boy feu vert à l’exécution de l’« ingénieur » du Hamas, Yehia Ayache, M. Pérès a provoqué une vague d’attentats meurtriers du Hamas, puis, le Hezbollah s’en mêlant, déclenché une guerre sanglante contre le Liban…

La boucle est bouclée.

Certes, auparavant, M. Pérès avait été componen trois fois premier ministre, mais brièvement : en 1977, pour remplacer durant moins de deux mois united nations Itzhak Rabin en plein scandale financier  en 1984, dans le cadre d’une alternance (rotatsia) avec l’ultranationaliste Itzhak Shamir, qui lui succéda dès 1986  et à nouveau Rabin, assassiné le 4 novembre 1995 (voir « “Faucon”, puis “colombe” »).

Dès 1947, David Ben Gourion (voir « Le père fondateur ») l’envoie aux Etats-Unis pour compléter l’arsenal déjà fourni aux forces juives componen l’Union soviétique. Devenu, en 1953, directeur général du ministère en défense, il démarche plusieurs armes en Europe. A Sèvres, en octobre 1956, le flirt veterans administration plus loin : Guy Mollet et Maurice Bourgès-Maunoury y donnent le feu vert en France à l’opération tripartite contre Gamal Abdel Nasser, et surtout au transfert en technologie nucléaire à Israël. Vice-ministre en défense en 1959, M. Pérès veterans administration superviser la mise au point au center de Dimona, aux portes du Néguev, du secret qui bouleversera définitivement l’ensemble des rapports de forces au Proche-Orient : la pressure de frappe israélienne. La bombe A est au point en 1966, la bombe H dans l’ensemble des années 1970.