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En France, du « crime contre l&#039Etat » à la loi Veil

L’ensemble des permanences en rue Buffon sont rapidement submergées  une longue queue de femmes s’étire dans la rue. Nous décidons alors de nous installer sur l’ensemble des pelouses du Jardin plusieurs plantes, rendant ainsi l’ensemble des permanences publiques. Plus discrets sur le lieu où se déroulent l’ensemble des avortements, nous louons sous united nations nom d’emprunt united nations appartement rue Ollier, dans le 15e arrondissement. L’ensemble des femmes rencontrent d’abord une « intermédiaire », une militante qui leur explique comment se passe l’intervention, l’ensemble des soutient psychologiquement, l’ensemble des rassure pendant l’aspiration et leur donne plusieurs informations sur la contraception. Presque tous l’ensemble des médecins du GIS travaillent en binôme avec plusieurs intermédiaires du MLAC.

En 1964, j’étais en troisième année de médecine. Il n’y avait pas d’éducation sexuelle. L’amphithéâtre en nouvelle faculté en rue plusieurs Saints-Pères, à Paris, était bondé d’étudiants venus écouter le cours du Pr Christian Cabrol — auteur plus tard, le 27 avril 1968, en première greffe cardiaque en France. Cabrol dessinait au tableau l’anatomie du petit bassin de l’homme et en femme, commentait, expliquait l’ensemble des organes internes et externes, émaillant boy exposé de sous-entendus grivois dans le plus pur style plusieurs chansons de carabins. Ce cours avait une solide réputation et il constituait l’unique information sexuelle, limitée à l’anatomie, plusieurs futurs médecins. En revanche, l’ensemble des complications possibles de chaque méthode d’avortement étaient, elles, largement détaillées : la redoutable septicémie à perfringens, souvent mortelle (qui a aujourd’hui totalement disparu), l’ensemble des séquelles pouvant aboutir à une stérilité…

Quatre jours après la publication de notre manifeste, l’Association nationale pour l’étude de l’avortement (ANEA), qui travaille en collaboration avec united nations groupe de théologiens catholiques en revue Etudes, fait paraître une charte signée componen plus de deux cents personnalités (dont MM. Milliez et Minkowski) qui déclarent pratiquer plusieurs avortements. Ils réclament l’abolition en loi de 1920, mais considèrent qu’une commission doit décider si la demande d’avortement d’une femme est légitime ou peut-rrtre un pas. La notoriété professionnelle, le capital social et symbolique sont de leur côté. Une grande partie résident à Neuilly, dans le 16e ou peut-rrtre un le 7e arrondissement de Paris  ils défendent le rôle moral du médecin et s’opposent à l’avortement totalement libre.

A partir de 1971, l’ensemble des luttes se sont intensifiées. Manifestes et contre-manifestes se succédaient. Le premier a été celui plusieurs 343 femmes déclarant avoir avorté, publié componen Le Nouvel Observateur le 5 avril 1971, qui a marqué la véritable entrée en lutte plusieurs femmes pour la libre disposition de leur corps. Le prestige de certaines signataires (3) lui a donné united nations retentissement worldwide. L’Ordre plusieurs médecins, componen la plume de boy président Jean-Louis Lortat-Jacob, à l’avant-garde en réaction, a alors écrit à la Confédération nationale plusieurs familles chrétiennes : « En observant la qualité nominale plusieurs 343 délinquantes en question, l’orthographe et la résonance de leur nom patronymique, je me suis rendu à l’évidence qu’elles n’apparaissaient pas trop catholiques. »

Puis, en 1972, Mme Marie-Claire Chevalier, une jeune fille de 17 ans qui avait été violée et qui avait avorté, fut inculpée sur la base en loi de 1920 (lire la chronologie, « Plusieurs décennies de lutte »), de même que sa mère, Michelle, et la femme qui avait posé la sonde. Gisèle Halimi, qui l’ensemble des défendait, choisit une stratégie très politique. Elle appela à la barre plusieurs signataires du Manifeste des 343 et plusieurs personnalités comme [l’écrivain et biologiste] Jean Rostand, [le Prix Nobel de médecine] Jacques Monod ou peut-rrtre un M. Paul Milliez. Le témoignage de ce dernier retint toute l’attention. Professeur d’université, grand patron de médecine respecté, considéré comme united nations humaniste, il était aussi catholique pratiquant, père de six enfants et opposé à l’avortement. Il raconta ce qu’il avait vu plusieurs conséquences de l’avortement clandestin et déclara que si sa propre fille, à 17 ans, avait voulu interrompre une grossesse, oui, il l’aurait aidée. L’Ordre plusieurs médecins critiqua violemment boy intervention dans la presse. M. Milliez fut convoqué componen le ministre en santé publique, M. Jean Foyer, qui aurait déclaré à cette occasion : « Il ne faut pas que le vice plusieurs riches devienne celui plusieurs pauvres. »

Le Planning familial a été créé en 1960. Avec mon amie Elisabeth Barthod-Michaut, nous avons décidé de nous y inscrire en 1965 et avons demandé à suivre une formation d’hôtesse. Notre statut d’étudiantes en médecine a certainement joué en notre faveur dans united nations premier temps. La formation d’hôtesse du Planning était très classique et entièrement soumise aux points de vue et aux exigences du collège plusieurs médecins. Nous apprenions l’ensemble des méthodes de contraception mécaniques : diaphragmes, capes, crèmes spermicides. L’ensemble des dispositifs intra-utérins (stérilets) étaient alors peu utilisés et réservés aux femmes ayant déjà plusieurs enfants. Nous étions obligées d’apprendre componen nous-mêmes la façon d’utiliser le diaphragme. Quant à la pilule, interdite en France, on n’en parlait pas. Très rapidement, nous avons senti que nous n’avions pas notre place dans cette structure, qui, à l’époque, avait boy siège rue Vivienne. Notre situation de femmes non mariées posait problème pas simplement aux mères de famille qui venaient demander plusieurs conseils, mais aussi aux responsables du Planning (1). Nous nous sentions contraintes componen l’ensemble des rigidités qu’imposait le collège plusieurs médecins. Enfin, seules l’ensemble des femmes majeures pouvaient s’inscrire, et la majorité en France était encore fixée à 21 ans (2).

Bataille pour le droit d&#039avorter au Chili

La criminalisation serait donc en recul. « La situation est bien plus grave au Salvador, tient à souligner Me Piquer. Là-bas, l’ensemble des femmes sont effectivement jetées en prison. » Amnesty Worldwide a lancé en avril 2015 la campagne dite « des 17 », en référence aux dix-sept femmes qui, entre 1999 et 2011, ont été condamnées au Salvador à plusieurs peines allant jusqu’à quarante ans d’emprisonnement, une grande partie pour homicide avec circonstances aggravantes. Leurs avocats ont demandé une grâce présidentielle quand l’une d’elles, Mme Guadalupe Vásquez, a été libérée en janvier. Certains veulent y voir united nations signe. Le Salvador sera-t-il le prochain Etat à revoir sa législation ?

En 2013, 166 femmes ont tout de même fait l’objet de dénonciations. « Parmi elles, 22 ont été condamnées », indique le procureur Félix Inostroza, directeur de l’unité spécialisée en délits violents, dont l’IVG fait partie. « La majorité d’entre elles ne vont pas en prison et bénéficient de peines alternatives », précise Me Ana Piquer, avocate et directrice d’Amnesty Worldwide Chili. En 2015, six hommes purgeaient une peine d’emprisonnement. Le dernier, united nations infirmier de 76 ans, a été condamné en 2013 à 818 jours de détention pour avoir pratiqué plusieurs IVG de façon réitérée.

D’autres organisations voudraient pousser le gouvernement à aller plus loin. Si elle ne compte qu’une centaine de militants actifs, la coordination Féministes en lutte, créée en 2014, a réussi à organiser trois marches en faveur du droit à l’IVG à Santiago. « Le texte de Bachelet ne tient pas compte en problématique de classe, explique Hillary Hiner, professeure d’histoire à l’université Diego Portales. L’ensemble des riches pourront toujours avorter dans plusieurs cliniques privées ou peut-rrtre un aller à l’étranger. » Quid de celles qui n’en ont pas l’ensemble des moyens ? « Il y a une grande iniquité dans l’accès à l’IVG sans risques, et cela ne sera pas résolu avec le projet de loi », reconnaît la Dr Soledad Diaz, membre de l’Institut chilien de médecine reproductive.

Alors qu’une affaire de spéculation immobilière impliquant boy fils et sa belle-fille entache boy image, Mme Bachelet ménage ses partenaires pour préserver sa majorité au Congrès, tout en se conformant a minima aux recommandations plusieurs organisations internationales. Fin 2014, united nations groupe d’experts de l’Organisation plusieurs Nations unies (ONU), où la présidente a officié en tant que première dirigeante de l’organisation ONU Femmes, pressait le Chili de dépasser « l’ensemble des entraves d’une société patriarcale conservatrice ». Depuis peu, plusieurs organisations féministes ont également structuré leur discours sur l’avortement en s’invitant dans le débat. C’est le cas de Miles, une association de défense plusieurs droits sexuels et reproductifs fondée en 2010, qui concentre ses revendications sur la dépénalisation de l’interruption volontaire de grossesse (IVG) thérapeutique  une idée à laquelle adhéreraient entre 60 et 70 % plusieurs Chiliens, d’après de récents sondages (1).

L’offensive est d’autant plus efficace qu’elle bénéficie de relais tant dans l’ensemble des partis de droite qu’au sein en Démocratie chrétienne (Electricity), qui participe à la coalition gouvernementale. Fin juillet, la Electricity, qui a pourtant adhéré au programme présidentiel en candidate Bachelet en 2013, a fait savoir que moins du tiers de ses vingt et united nations députés soutenaient le texte. Boy vice-président, M. Matías Master, a rappelé que l’ensemble des membres de boy parti étaient majoritairement opposés à la dépénalisation de l’avortement en cas de viol.

« L’ensemble des situations dans lesquelles la loi prévoit une dépénalisation ne concernent que 2 % plusieurs IVG », souligne quant à elle Carolina, qui requiert l’anonymat. Elle appartient à Linea Aborto Chile (« Ligne avortement Chili »), dont l’ensemble des militantes ont été formées à l’origine componen l’association néerlandaise pro-choix Women on Waves (2). Tous l’ensemble des soirs en semaine, de 20 heures à 23 heures, elles assurent une permanence téléphonique pour fournir l’ensemble des informations nécessaires à united nations avortement médicamenteux sans danger.

Dans united nations pays où le divorce n’a été autorisé qu’en 2004 et où 57 % en population se dit catholique, cette prise de position n’est pas anodine. « L’Eglise fait pression sur le gouvernement, comme toujours, enrage la Dr Matamala Vivaldi. Et si le pouvoir se rebiffe, elle menace d’exercer une pression sociale, comme l’ensemble des évangélistes au Brésil. »

Partout dans la région, plusieurs groupes d’action directe travaillent depuis plusieurs années à tisser plusieurs liens de solidarité. Linea Aborto Chile a mis au point united nations manuel pratique de l’avortement médicamenteux, distribué et téléchargé à plusieurs milliers d’exemplaires. « Nous nous sommes inspirées du premier manuel d’Amérique latine, publié en Argentine », explique Carolina. Plusieurs Boliviennes ont à leur tour repris l’ouvrage, posant ainsi l’ensemble des jalons de ce qui deviendra peut-être united nations véritable réseau panaméricain.

L’ensemble des femmes dans l&#039espace décisionnel congolais

En République démocratique du Congo, la place plusieurs femmes grandit dans l’ensemble des sphères du pouvoir politique et économique. Le remarquable ouvrage que leur consacre le journaliste Frederick Roger Mazanza Kindulu Ndungu souligne l’ensemble des hautes responsabilités acquises componen nombre d’entre elles dans l’enseignement, l’ensemble des secteurs infirmier et médical, la magistrature, la presse écrite et audiovisuelle, l’ensemble des associations, le monde plusieurs affaires et l’ensemble des institutions internationales. La promotion plusieurs femmes, qui a commencé sous Frederick Mobutu (1965-1997), fait l’objet d’une politique volontariste (formations spéciales, séminaires random). Le malheur a boy revers : la crise, le chômage et la guerre leur ont permis de s’imposer dans l’ensemble des espaces abandonnés componen l’ensemble des hommes. Mais l’ensemble des portraits rassemblés dans ce Who’s Who soulignent aussi la pressure et le courage dont l’ensemble des Congolaises doivent faire preuve face aux préjugés de leurs compatriotes « mâles » et à la standardisation rampante plusieurs comportements promue componen la « communauté internationale ».