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les Souffrances évitables, dénoncent certains. Une étape nécessaire dans la quête pour les traitements, répliquent les autres. Avant le début du Téléthon, le débat sur l’expérimentation animale a fait rage entre les militants pour les vidéos choc et de chercheurs qui dénoncent les “caricatures”.

“Il ne fait pas ça pour le plaisir, les scientifiques ne sont pas joujou avec les animaux”, explique à l’AFP Caroline Le Guiner, un expert dans la thérapie génique de muscle.

Avec plus de 400 chercheurs, il a signé un article publié le décembre 1, dans Libération, intitulé “Assez de caricatures sur l’expérimentation animale”.

“il y a une longue liste des découvertes et des progrès de la médecine que nous devons aux modèles animaux (attribué 79 prix Nobel de médecine)”, rappellent ces chercheurs, qui fustigent “certains petits groupes déguisés comme des lanceurs d’alerte”.

Si il n’est pas nommé, c’est l’association de l’expérimentation Animale qui est visé. Pour la dernière année, elle a publié trois vidéos en caméra cachée montrant des expériences de laboratoire sur des souris, des singes et des chiens (expérience financé par le Téléthon dans le dernier cas).

“Certains rongeurs meurent de leur souffrance, ou ont perdu leurs yeux”, explique à l’AFP l’un des responsables de l’association, Audrey Jougla.

“les primates sont dans un sous-sol sans lumière, dans les cages d’un mètre cube, à perpétuité”, dit-elle. “C’est pire que les conditions de détention, certains deviennent fous, en plus de leurs souffrances physiques”.

au cours des dernières années, comme la rose des préoccupations liées au bien-être des animaux, ces expériences ont été plus surveillés.

Une directive européenne, transposée en droit français en 2013, met en avant le principe des “3R”: remplacer (l’utilisation des animaux par d’autres méthodes lorsqu’elle est possible), réduire le nombre d’animaux nécessaires pour une étude), d’affiner (c’est-à-dire, réduire le stress imposé sur les animaux).

les projets utilisant les animaux doivent être examinés par les comités d’éthique et autorisé par le ministère de la Recherche.

– Souris, poissons, rats, etc.-

Selon les derniers chiffres du ministère, de 1,9 millions d’animaux ont été utilisés pour la recherche scientifique en 2015 en France, 71% pour les produits et les dispositifs médicaux, mais aussi pour la sécurité alimentaire ou l’industrie chimique. Seuls les expériences terminées, sont pris en compte.

l’animal le plus utilisé est la souris (52,9%), suivis par les poissons (22,2%), le rat (8,2%) et le lapin (5,6 pour cent). Les chiens (3.226 spécimens), et les primates (3.162, 90% des macaques) représentent moins de 0,2% chacun.

Caroline Le Guiner et son équipe ont utilisé des chiens dans le cadre des travaux financés par le Téléthon et publié en juillet dans la revue Nature Communications.

Les chercheurs ont redonné de la force musculaire à des chiens atteints de la myopathie de Duchenne et stabilisé leurs symptômes grâce à une thérapie génique innovantes. Une première encourageant dans la perspective, toujours à distance, d’un traitement chez l’homme.

Les douze golden retrievers ont été naturellement malade. À partir d’un échantillon initial, une colonie a été créé par la copie.

Sans ces chiens, ces complexes de travail n’aurait pas été possible, dit le chercheur: “C’est une étape obligatoire (…). Tout est très encadré et le but est d’avoir un jour des médicaments pour enfants” les patients atteints de cette maladie génétique, dont l’espérance de vie ne dépasse pas en moyenne de 30 ans.

Audrey Jougla, elle a accusé le Téléthon de “faire appel aux émotions et à la générosité des gens de leur cacher des choses” sur les tests sur les animaux.

La vidéo des chiens du Téléthon que l’expérimentation Animale a été fait il y a un an avait été publié en collaboration avec une autre association PETA. Il s’agit de produire le témoignage d’un myopathe qui demande à l’AFM-Téléthon, a mis fin à des expériences sur les animaux.

Comme les chercheurs, le président de l’AFM-Téléthon, Laurence Tiennot-Herment, souligne “qu’il n’y a pas d’alternative” pour totalement remplacer l’expérimentation animale.

“nous ne pouvons pas Nous permettre d’attendre plusieurs dizaines d’années,” dit-elle à l’AFP. “Ce que nous voulons, c’est que les traitements peuvent être mis à la disposition des malades”.

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