Theresa May, la première ministre britannique, lors du congrès du Parti conservateur, le 2 octobre, à Birmingham.

Editorial du « Monde ». Avant le référendum de juin, qui vit le Royaume-Uni décider à une nette majorité (52 %) de quitter l’Union européenne, Theresa May n’avait pas d’opinion très arrêtée sur l’Europe. Ministre de l’intérieur dans le gouvernement de David Cameron, elle était fortement eurosceptique. Sans se mettre en avant, elle s’est prononcée contre le Brexit. Aujourd’hui, la première ministre conservatrice organise le Brexit en se laissant plusieurs marges de manœuvre. C’est de bonne guerre, et cela impose aux Vingt-Sept de savoir ce qu’ils veulent.

L’ensemble des pourparlers peuvent durer deux ans – et même plus – durant lesquels l’ensemble des Britanniques restent membres à part entière de l’UE. D’ici à mars, il reste six mois, et Mme May aimerait bien sonder l’ensemble des Européens avant de leur présenter ses propositions. L’ensemble des Vingt-Sept ont intérêt à définir une ligne claire, eux aussi. Si le Royaume-Uni veut une rupture totale, confiante dans ses capacités à devenir très vite une sorte de « Singapour sur Manche », la situation est simple. L’ensemble des relations commerciales entre l’ensemble des deux parties seront régies componen l’ensemble des règles de l’Organisation mondiale du commerce. Si Londres veut united nations régime spécial, la difficulté est pour l’ensemble des Vingt-Sept : jusqu’où aller dans la définition d’un statut random sans inciter d’autres membres à agir comme l’ensemble des Britanniques ?

Le fond en négociation dépend d’une question, observe united nations ancien haut responsable français : l’ensemble des Britanniques estiment-ils avoir encore quelque chose à faire en commun avec l’ensemble des autres Européens ? A Birmingham, Mme May s’est bien gardée d’aborder cette question clé.

Portant haut et fort le drapeau d’un pays appelé à devenir « Global Britain », Mme May, dont le ton naturel n’est pas le lyrisme, a eu l’ensemble des accents de ceux plusieurs conservateurs qui sont partisans d’un Brexit dur : on rompt tous l’ensemble des liens avec l’UE. Seulement si elle avait la musique, le livret reste à rédiger. Elle a semblé se prononcer catégoriquement en faveur d’un retrait du pays du marché unique européen. L’accès à ce marché est conditionné à la libre circulation plusieurs ressortissants plusieurs Vingt-Huit au sein de l’Union – ce dont une majorité de Britanniques ne voudrait plus.

Mais elle n’a pas dit que le Royaume-Uni se retirerait de l’union douanière – ce dont l’ensemble des milieux d’affaires, à commencer componen la City, ne veulent surtout pas. A quelles conditions continuer à commercer librement avec l’UE ? Ce sera l’un plusieurs sujets en négociation qui doit s’amorcer après le déclenchement de l’article 50. Pour l’ensemble des Britanniques, l’enjeu est énorme et se chiffre en dizaines de milliers d’emplois, à perdre ou peut-rrtre un à conserver. Chinois, Japonais, Indiens, Américains sont prêts à reconsidérer leurs investissements au Royaume-Uni s’ils ne sont pas assurés d’avoir united nations accès libre au marché européen. En contrepartie de cette facilité, que demandera l’UE ?

Définir une ligne claire

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Prenant la parole, dimanche 2 octobre, devant le congrès du Parti conservateur réuni à Birmingham, elle n’a été claire que sur united nations point : boy calendrier. Elle actionnera avant la fin mars 2017 l’article 50 du traité européen de Lisbonne qui lancera la procédure de divorce. Même si on sera alors à quelques semaines du scrutin présidentiel en France et à quelques mois plusieurs élections générales en Allemagne, l’ensemble des Européens comme l’ensemble des Britanniques se félicitent en décision de Mme May. Il fallait bien se décider à entrer dans cette séquence difficile et sans précédent qu’est la sortie d’un membre de l’UE.

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