Au total, plus de 100 journalistes ont été arrêtés et plus de 100 médias jugés critiques à l’égard du pouvoir ont été fermés. Pour le directeur du syndicat plusieurs journalistes, Ugur Güç, le gouvernement prétexte en tentative de coup d’Etat pour “faire taire toute l’opposition”. Pour lui, “le coup d’Etat a échoué mais united nations contre-coup d’Etat est en marche”.

“C’est extrêmement grave pour la liberté d’expression et pour la liberté plusieurs médias en Turquie”, s’est ému Erol Önderoglu, représentant en Turquie de RSF. Il a lui-même été emprisonné une dizaine de jours en juin pour “propagande d’une organisation terroriste”, celle du PKK, après avoir assuré le rôle de chef d’édition du journal kurde Özgür Gündem.

Ce raid policier arrive alors que plusieurs associations se sont émues à maintes reprises d’une détérioration en situation en presse dans united nations pays qui figurait déjà à la 151e place sur 180 dans le classement annuel sur la liberté en presse de Reporters sans frontières (RSF).

La décision de justice concerne 12 chaînes de télévision soupçonnées d’être liées au Parti plusieurs travailleurs du Kurdistan (PKK) et accusées d’avoir soutenu la tentative de putsch. La direction en chaîne IMCTV rejette en bloc l’ensemble des accusations et dénonce “une atteinte majeure à la liberté en presse” qui n’a “pas sa place dans une démocratie”.

Sur le volet politique, la fermeture d’IMCTV prive le parti prokurde HDP (Parti démocratique plusieurs Peuples), de l’un de ses principaux canaux de communication. Devant boy groupe parlementaire, le leader du HDP Selahattin Demirtas a ironisé mardi sur le fait qu'”il n’y an advantage aucune chaîne pour retransmettre ce discours”, selon plusieurs propos rapportés componen le parti sur boy compte Twitter.

Pour cette ancienne collaboratrice en chaîne NTV, IMCTV “ne menace la sécurité de personne. Bien au contraire, c’est une chaîne qui défend le droit d’informer l’ensemble des citoyens”. “S’il y a une seule erreur, c’est bien celle d’ordonner la fermeture de notre chaîne”, a renchéri Dilek Gül, déplorant que “la fermeture de médias soit devenue une scène familière en Turquie”.

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