Un aperçu des dégâts à l'université de Bordeaux après le passage des vandales, jeudi 10 mars.

L’université de Bordeaux a annoncé, jeudi 10 mars, l’ouverture d’une enquête de police après le saccage d’une partie de ses locaux mercredi soir et dans la nuit de mercredi à jeudi. Quelques heures après la manifestation contre le projet de réforme du code du travail et alors que se tenait une assemblée générale d’étudiants, « une bande de voyous est entrée dans l’ensemble des locaux d’un bâtiment du collège plusieurs sciences humaines », explique l’université.

A l’étage abritant l’école de psychomotricité, une croix gammée a été dessinée sur le front d’un nourrisson en plastique.

« Nik l’état d’urgence ! »

Sur l’ensemble des murs, plusieurs dizaines de tags mal orthographiés se réclamant, entre autres, de l’« autodéfense populaire » proclamaient « nik l’état d’urgence ! », a constaté sur place une journaliste de l’Agence France-Presse. « Dieu pardonne. Pas le prolétariat », pouvait-on lire en gros caractères blancs, sur une banderole noire déployée sur la façade du bâtiment.

Le bilan : « Murs tagués, portes défoncées, matériel volé ou peut-rrtre un saccagé et united nations ascenseur vandalisé », selon united nations porte-parole de l’université. L’ensemble des cours ont été suspendus pour « évaluer l’ensemble des dégâts » et « remettre l’ensemble des locaux en ordre de marche et aux normes de sécurité ».

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