Le journaliste et écrivain Hamza Yalçin, âgé de 59 ans, est incarcéré à Barcelonne depuis le 3 aout. Alors qu’il s’apprêtait à partir pour Londres, après un séjour en Espagne, il a été interpellé à l’aéroport par les policiers espagnols répondant ainsi à un mandat d’arrêt international émis par la Turquie qui l’accuse d’avoir insulté le président Erdogan et d’être lié à un groupe d’extrême gauche considéré par le pouvoir en place comme illégal. Un juge espagnol a décidé du placement en détention de Hamza Yalçin alors que ce dernier vit depuis 1984 en exil en Suède, dont il a adopté la nationalité.  

Désormais la Turquie a jusqu’au 11 septembre pour présenter une demande officielle d’extradition. « Entre-temps, M. Yalçin peut faire appel et contester les accusations dont il fait l’objet, mais nous n’avons encore rien reçu », a déclaré un porte-parole de la justice Espagnole.  

 Condamné à la perpétuité

Désormais  rédacteur en chef de la revue Odak, il est également membre de l’Union des écrivains de Suède.

Cette nouvelle arrestation, après celle de nombreux démocrates et journalistes en Turquie suscite une forte émotion. Une pétition en ligne a été lancée. Son texte précise que «  Hamza Yalcin, avait été  jugé deux fois par les autorités turques pour son militantisme en faveur de la lutte contre les atteintes à la démocratie et aux droits de l’homme (et) condamné à la réclusion à perpétuité ».

Dans le journal Madrilène El Païs, Jonathan Lundqvist, responsable de Reporters sans frontières en Suède souligne que « le fait que des journalistes exilés puissent être détenus est très inquiétant ». Kurdo Baksi, ami et compatriote de Yalçin, dans une déclaration à l’agence de presse espagnole EFE  s’est également inquiété : « Moi aussi je suis turc et suédois et je critique Erdogan. Donc, est-ce que je peux toujours voyager à Barcelone ? » a-t-il demandé.

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