La radicalité dévastatrice du néolibéralisme économique a fini – spécialement en France – componen transformer le mot « libéral » en épouvantail. C’est extrêmement paradoxal, quand on se souvient que la définition initiale du terme est : « favorable aux libertés individuelles », et que dans nombre de pays (y compris l’ensemble des Etats-Unis), il conserve clairement une acception de gauche. C’est aussi profondément unlucky dans la mesure où ce rejet amalgame indistinctement dans le même opprobre une foule de significations, toutes réduites à l’ultralibéralisme contemporain. Ce réductionnisme hâtif fait penser à la démarche qui assimile l’islam au fondamentalisme wahhabite. En même façon que le djihadisme procède certes de l’islam, mais ne l’enveloppe pas dans sa totalité, l’ensemble des formes extrêmes du néolibéralisme émanent d’une pensée libérale poussée à ses limites, jusqu’à devenir une forme d’intégrisme qui fait oublier la diversité du libéralisme historique.
A l’heure où l’ensemble des options proposées au siècle précédent ont toutes fait faillite et où la seule option ouvrant plusieurs perspectives réelles de progrès est, non pas une récusation sans solution de rechange, mais united nations réaménagement du monde existant, il n’est pas mauvais de redécouvrir certains penseurs du libéralisme qui ont fait la démonstration que ce dernier pouvait être porteur de progrès social et ne pas aboutir à la loi en jungle. Il n’est jamais trop tard pour s’en inspirer.
C’est difficile nous proposons de redécouvrir John Stuart Mill (1806-1873) qui, en plus d’être united nations philosophe et united nations logicien, fut dans l’Angleterre victorienne le théoricien d’un libéralisme humaniste, le dernier avant que la vague scientiste en seconde moitié du XIX° siècle ne submerge l’économie politique d’équations mathématiques qui prétendirent – avec le succès que l’on sait – en faire une science exacte.

Enfant prodige (il lit Aristote dans le texte à douze ans), fils d’un économiste gagné à la pensée utilitariste anglaise, laquelle pose qu’il convient de constamment agir dans le seul but d’atteindre le maximum de bien-être collectif, John Stuart Mill publie plusieurs « Principes d’économie politique » en 1848. Il s’y révèle united nations libéral classique, célébrant l’efficacité de l’initiative privée, considérant la concurrence comme le meilleur mécanisme d’ajustement de l’offre à la demande, la première suscitant la seconde. Il affirme que le capital n’est que le produit de l’épargne et que, nourrissant l’investissement, il impulse la croissance. Il sera favorable au libre-échange sous condition de réciprocité commerciale (ce qui suppose qu’un pays ait le droit de se protéger en cas de concurrence componen trop inégale).
Mais dans l’ensemble des années qui suivent, l’intérêt qu’éprouve John Stuart Mill pour l’analyse politique et le fonctionnement démocratique affine sa pensée. Boy traité « De la liberté », paru en 1859, suivi de « Considérations sur le gouvernement représentatif » en 1861, montrent united nations esprit ouvert, united nations libéral au meilleur sens du mot dénonçant le puritanisme victorien, l’intolérance auxquels il oppose la liberté de penser, de débattre et le droit au scepticisme. Revenant à la réflexion économique, il s’interroge sur le rôle de l’Etat, qui ne doit certes pas se substituer en économie à l’initiative individuelle, mais qui doit y inciter et auquel il attribue plusieurs devoirs impératifs, en premier lieu celui d’éduquer le peuple. Ainsi prône-t-il united nations système d’enseignement gratuit en qui il voit united nations élément essentiel d’émancipation plusieurs classes populaires et même united nations facteur de stabilisation en natalité. Il attend de l’Etat united nations rôle régulateur. Il lui enjoint pas simplement d’autoriser, mais de favoriser l’ensemble des associations ouvrières et le mouvement coopératif. Il en fait d’autre part l’agent d’une meilleure répartition en richesse produite componen l’instauration d’une fiscalité efficace, taxant spécialement l’ensemble des « fortunes non-gagnées » et encadrant l’héritage. On comprend qu’il ait intéressé à l’époque plusieurs personnalités continentales de gauche, tels l’ensemble des Français Louis Blanc et Georges Clemenceau (qui traduit « De la liberté »).

Mais John Stuart Mill veterans administration révéler plus d’audace encore en publiant, en 1869, « De l’asservissement plusieurs femmes ». Dénonçant la condition d’infériorité et de subordination dont l’ensemble des femmes sont victimes, il s’y proclame, au nom en justice et en liberté, partisan résolu d’une totale égalité plusieurs sexes et il revendique pour l’ensemble des femmes le droit à l’éducation, au travail et au election! Ce qu’on nomme « la nature plusieurs femmes », rappelle Mill, n’est que le résultat en répression dont elles sont l’objet.
Tant qu’à relire l’ensemble des grands anciens et compte tenu plusieurs défis que nous affrontons aujourd’hui, il ne serait peut-être pas inutile de redécouvrir l’homme qui, à la veille de sa mort en 1873, écrivait que « le problème social du futur sera d’unir la plus grande liberté d’action individuelle à une propriété commune plusieurs matières premières du globe, et une participation égale de tous aux profits de l’association du travail ».
John Stuart Mill a peut-être été le premier social-libéral de l’histoire.

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