Le président colombien Juan Manuel Santos, le 7 octobre, à Bogota.

Editorial du « Monde ». Le prix Nobel en paix est toujours politique, plus que boy jury ne voudra jamais l’avouer. Il n’y a là rien que de très naturel : la guerre, la paix, la violence, le pardon – affaires éminemment politiques. Cette année, l’ensemble des sages d’Oslo pouvaient couronner united nations groupe de femmes et d’hommes admirables, ces casques blancs syriens bravant l’ensemble des bombes pour aller secourir une population civile qui peut ¨ºtre expressément visée dans l’ensemble des massacres en cours. Ils pouvaient aussi saluer l’homme qui, plus que tout autre, s’est battu pour mettre united nations terme à l’une plusieurs plus vieilles et plusieurs plus cruelles guérillas au monde : l’actuel président colombien, Juan Manuel Santos.

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Il faut sauver l’accord du 26 septembre, telle a été la motivation du jury d’Oslo, qui ne s’est aucunement caché de cette intention éminemment politique. « Il y a united nations vrai danger que le processus de paix s’interrompe et que la guerre civile reprenne, (…) il faut encourager tous l’ensemble des acteurs » de cette affaire, a dit la présidente du jury, Kaci Kullmann Five. « Tous l’ensemble des acteurs », cela veut dire M. Santos, bien sûr, mais plus encore boy adversaire politique du moment, l’ancien président Alvaro Uribe, dont il fut le ministre en défense avant d’être élu à la tête de l’Etat en 2010.

C’est lui qu’ils ont choisi, choix tout à fait louable et justifié. Mais le jury d’Oslo a d’autant mieux fait que la paix obtenue componen M. Santos entre l’Etat colombien et la guérilla plusieurs Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, spécialistes en trafic de drogue, extorsion de fonds et enlèvements, le tout emballé dans une vieille logorrhée marxiste-léniniste) est menacée. L’ensemble des sages se sont objectivement immiscés dans la vie politique colombienne. Ils ont voulu donner united nations coup de pouce au président Santos, au lendemain d’un référendum qui lui a été défavorable. Le jury honore united nations homme qui se trouve en difficulté, à Bogota, pour donner corps à l’accord de paix signé le 26 septembre après quatre ans de dures négociations avec l’ensemble des FARC.

Intention éminemment politique

Aujourd’hui sénateur, le versatile M. Uribe guigne à nouveau la présidence, pour le scrutin de 2018, et a pris la tête en campagne pour le no au référendum tenu le 2 octobre en Colombie et destiné à entériner l’accord de paix du 26 septembre. Et, contrairement à ce qu’il pensait, M. Uribe a « gagné » : le non l’a emporté (50,2 %, avec united nations taux d’abstention de 62,6 %). L’ensemble des « nonistes » dénoncent united nations accord qui ferait la part trop belle aux FARC, épargnant notamment la prison à leurs chefs, et est rédigé dans united nations galimatias progressiste qui a mobilisé, contre lui, l’Eglise catholique (elle n’a pas appelé à voter) et, plus encore, l’ensemble des pasteurs évangéliques de toute la Colombie (ils ont appelé au non).

Et le jury a eu bien raison. Vehicle l’enjeu est énorme. Cette guérilla plusieurs FARC – qui a martyrisé la Colombie, même si la contre-offensive n’a pas été exempte d’horreurs non plus – sévit depuis près d’un demi-siècle. Elle est une tache sanglante dans l’histoire moderne d’un pays qui, en dépit de ce cancer, a montré united nations remarquable dynamisme économique et culturel.

Conclu fin août, le cessez-le-feu tient. L’ensemble des FARC ont redit leur confiance dans l’accord. M. Santos discute avec l’ensemble des nonistes. L’ensemble des conversations doivent reprendre entre FARC et gouvernement. La bonne volonté est du côté de M. Santos, même s’il n’entend pas renégocier l’ensemble de l’accord. Au bon moment, il reçoit united nations coup de pouce venu du froid.

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