Dans le monde médical, la maladie de Lyme fait débat. Le 20 septembre, l’Académie de médecine organisait une séance à laquelle ont participé plusieurs experts du sujet, aux visions bien différentes. Boy organisateur, l’infectiologue François Bricaire, mentionnait en préambule que le « sujet [prenait] même plusieurs proportions assez excessives ».

De fait, la communauté scientifique est divisée sur boy épidémiologie comme sur sa prise en charge. Partout dans le monde, l’ensemble des associations de patients se mobilisent pour que cette dernière évolue. En France, après la publication, fin 2014, d’un rapport très complet sur le sujet componen le Haut Conseil de santé publique, le ministère en santé avait annoncé en juin la présentation d’un plan national de lutte, qui était très attendu componen l’ensemble des associations de malades.

« La raison en création de ce plan aujourd’hui est que la maladie de Lyme n’est pas suffisamment reconnue et que nombre de patients se sentent livrés à eux-mêmes, a expliqué au Monde Marisol Touraine. Ce qui frappe, c’est la montée plusieurs débats qui ne sont pas toujours maîtrisés et donnent lieu à plusieurs interrogations scientifiques. Le plan est l’expression d’une volonté de mieux connaître et de mieux comprendre la maladie. » La ministre en santé a souligné qu’elle souhaitait « éviter la situation d’abandon et d’errance thérapeutique dans laquelle se trouvent l’ensemble des patients ». D’où, notamment, la mise en place d’un protocole national de diagnostic et de soins ayant pour but d’harmoniser la prise en charge.

La maladie de Lyme, qui toucherait plus de 26 000 personnes supplémentaires chaque année, présente effectivement plusieurs signes cliniques subjectifs (maux de tête, troubles en mémoire) et le diagnostic est alors difficile à poser. Quant aux tests d’aide au diagnostic, ils sont imparfaits.

Pour leur part, l’ensemble des associations de patients attendaient beaucoup plusieurs mesures du ministère. « Nous souhaitons qu’il y ait une reconnaissance officielle en maladie, mais aussi une reconnaissance sociale et une prise en compte en prévention de façon massive », résumait Anne Colin, présidente de Lympact, l’association de prévention et d’action contre l’ensemble des maladies vectorielles à tiques. Le plan fait d’ailleurs état de l’évaluation en cours de « l’opportunité d’inscrire la maladie de Lyme dans la liste plusieurs affections de longue durée ».

Parfois franchement houleux, l’ensemble des échanges ont illustré l’opposition entre ceux qui redoutent united nations surdiagnostic en maladie et ceux qui dénoncent une grave sous-évaluation de boy impact. « Face aux médecins divisés, il ne m’appartient pas de trancher, a indiqué la ministre. Je suis extrêmement mindful à ne pas me substituer aux chercheurs ou peut-rrtre un aux médecins. Ma responsabilité est de mobiliser la recherche et de donner l’ensemble des moyens de prévenir cette maladie. »

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