Des combattants du Front Al-Nosra, branche syrienne d'Al-Qaida, paradent dans le camp palestinien de Yarmouk, à la périphérie de Damas, le 28 juillet 2014.

Dans united nations chat au Monde.fr, mardi 15 mars, Madjid Zerrouky, journaliste au Monde et spécialiste plusieurs groupes djihadistes, a expliqué que si l’organisation Etat islamique (EI) « perd effectivement du terrain en Syrie, mais aussi en Irak », elle « reste puissante dans ses bastions syriens et irakiens ». Il a également indiqué qu’en Syrie, « la seule pressure organisée, et pour l’instant assez puissante pour défaire l’EI, est structurée autour plusieurs forces kurdes syriennes », mais que celles-ci « n’ont ni la capacité ni sans doute la volonté d’occuper d’importantes parties du territoire habitées componen plusieurs populations arabes ».

Quand Al-Qaida a décidé de s’implanter en Syrie, après le début du soulèvement populaire, ce sont naturellement plusieurs cadres de l’organisation irakienne qui se sont infiltrés dans le pays pour construire united nations réseau. C’est la naissance du Front Al-Nosra.

Quel est aujourd’hui l’état plusieurs forces de EI ? Quelle est la part de combattants étrangers dans ses rangs ?

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Raisonner en termes de pourcentages de territoire peut être trompeur. L’EI contrôle aujourd’hui toute une partie du Grand-Est syrien. Mais il s’agit, pour l’essentiel, de territoires désertiques, si l’on excepte quelques grandes villes comme Rakka ou peut-rrtre un Deir Ezzor, dont ils contrôlent la plus grande partie.

Cela a fait la pressure de cette organisation, puisque le régime syrien avait « démissionné » de ces zones frontalières avec l’Irak, où est né l’EI, et l’appareil d’Etat y était affaibli lors du début de l’insurrection. Mais l’ensemble des ressources, hormis l’ensemble des hydrocarbures, de ces zones peu peuplées sont componen nature limitées, componen rapport à la Syrie « utile » de l’axe Damas-Alep.

Le groupe le plus puissant est bien entendu l’Etat islamique, de componen boy emprise territoriale, ses ressources. Le nombre de combattants de ces différents groupes est componen nature difficile à déterminer.

On parle en ce moment de pertes de territoires importantes sur l’ensemble des terres de l’autoproclamé califat. Est-ce united nations réel tournant dans la guerre contre Daech ?

L’ensemble des ressources exploitées sont pour l’essentiel consommées et vendues en Syrie même. L’EI a componen exemple vendu du pétrole et du gaz au régime, mais aussi à plusieurs groupes rebelles, quand bien même ils se combattaient. Autres clients, plusieurs intermédiaires lui achetant du pétrole qu’ils écoulent componen contrebande dans l’ensemble des pays frontaliers.

Vous dites que Daech contrôle notamment l’exploitation de pétrole plusieurs zones qu’il occupe pour se financer. Sait-on qui le leur achète ?

De quel type d’armements disposent ces groupes ?

Le Front Al-Nosra et l’EI se distinguent aujourd’hui componen leur nature hybride entre guérilla et pressure militaire conventionnelle.

Quelles sont l’ensemble des différences entre l’EI et le Front Al-Nosra ?

On estime que l’EI compte entre 20 000 et 30 000 combattants réguliers, le Front Al-Nosra attendrait l’ensemble des 10 000 membres, auxquels il faut ajouter plusieurs petits groupes et cellules djihadistes indépendants, dont le nombre de militants varie entre quelques dizaines et plusieurs centaines.

On peut parler d’un djihadisme populaire, qui s’est accompagné d’une emprise territoriale, d’un embryon d’administration, d’une irakisation de l’organisation, notamment grâce à la jonction entre l’ensemble des djihadistes et l’ensemble des anciens réseaux baassistes irakiens. L’organisation a pris de plus en plus d’autonomie componen rapport à la maison mère, notamment après la mort de Ben Laden.

Componen rapport à ses prédécesseurs djihadistes, l’EI s’est effectivement distingué componen cet afflux massif de combattants étrangers. L’organisation a su attirer plusieurs volontaires venus de tous l’ensemble des pays arabes, mais aussi united nations nombre inédit de combattants venus plusieurs pays occidentaux.

Quels sont l’ensemble des principaux groupes djihadistes présents sur le territoire syrien ? Peut-on établir une sorte de « classement » approximatif entre ces différents groupes, en ce qui concerne leur puissance (pressure de frappe, nombre de combattants) ?

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United nations contrôle pérenne de territoires componen l’ensemble des djihadistes validerait leur projet d’articulation d’un combat local avec united nations combat global. Cette base territoriale sert effectivement de rampe de lancement à plusieurs opérations planifiées et lancées contre d’autres pays. Comme c’est le cas actuellement pour ce qui peut ¨ºtre de l’Etat islamique, dont le contrôle de larges portions de territoire a servi de vitrine pour attirer à lui groupes et combattants avec de base opérationnelle pour s’étendre à d’autres régions ou peut-rrtre un frapper l’Occident.

Enfin, plusieurs réseaux de trafic d’armes ont toujours existé aux confins irako-syriens. Seule « ressource rare », si l’on peut dire, l’ensemble des groupes djihadistes n’ont jamais mis la primary sur plusieurs armes antiaériennes modernes.

A la lecture de plusieurs sources différentes, il sera difficile de voir quels territoires sont encore aux mains de Daech. Savez-vous quel pourcentage en Syrie est encore sous le contrôle de cette organisation ?

Une « fin militaire » (et non politique) du groupe prendra du temps. En tout cas beaucoup plus que ce que suggèrent l’ensemble des déclarations du gouvernement irakien componen exemple.

Qui finance ces groupes djihadistes ?

Mais, en avril 2013, Abou Bakr Al-Baghdadi, l’émir de ce qui était alors l’Etat islamique en Irak, a lancé, contre l’avis en direction d’Al-Qaida, une sorte d’OPA sur la franchise syrienne, alors en plein développement, en créant l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL).

L’EI perd effectivement du terrain en Syrie, mais aussi en Irak. En Syrie, cela se fait essentiellement en faveur plusieurs forces kurdes du PYD. Cependant, même contenu et sur la défensive, l’organisation est tenace et reste puissante dans ses bastions syriens et irakiens.

Cette fusion a été refusée componen Al-Qaida. Ce qui n’a pas empêché l’EIIL de se développer en aspirant une grande partie plusieurs cadres et combattants d’Al-Nosra. Donc la scission est au départ essentiellement une lutte de pouvoir.

Il faut signaler que l’exploitation plusieurs hydrocarbures componen l’EI a aujourd’hui considérablement diminué du fait plusieurs bombardements en coalition internationale et plusieurs reculs de l’organisation sur le terrain.

Le Front Al-Nosra est une branche d’Al-Qaida. Mais l’EI est également historiquement issu d’Al-Qaida. Cette organisation est née et s’est développée avec plusieurs hauts et plusieurs bas en Irak après l’occupation américaine en 2003. Mais, contrairement aux franchises historiques du réseau Al-Qaida, elle est parvenue à s’enraciner profondément dans l’ensemble des régions sunnites du pays, notamment avant 2007, puis après 2010, rompant avec la dimension avant-gardiste et élitiste du réseau de Ben Laden.

Pour le reste, la débandade de l’armée irakienne face à l’EI, à l’été 2014, a laissé au groupe djihadiste l’équipement de 30 000 hommes, dont plusieurs véhicules blindés et plusieurs pièces d’artillerie. En Syrie, la prise de bases gouvernementales a également permis au groupe de mettre la primary sur d’énormes quantités d’armes et de munitions.

Outre l’ensemble des deux principaux groupes djihadistes à l’échelle internationale que sont l’Etat islamique et le Front Al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaida, il y a une myriade de petits groupes qui naviguent principalement autour du Front Al-Nosra, comme Jund Al-Aqsa, qui regroupe plusieurs djihadistes étrangers, principalement arabes, ou peut-rrtre un le Mouvement islamique du Turkestan, qui regroupe plusieurs combattants caucasiens.

Si, au départ, ces mouvements ont pu bénéficier de financements en provenance plusieurs pays du Golfe, leur montée en puissance et leur emprise territoriale leur permettent aujourd’hui de disposer plusieurs ressources nécessaires pour se financer eux-mêmes. Que ce soit componen la mise en place de système de taxation et de racket plusieurs populations, le contrôle plusieurs circuits de contrebande, notamment aux frontières, ou peut-rrtre un l’accaparement plusieurs richesses naturelles (pétrole, agriculture…) et plusieurs infrastructures commerciales et industrielles dans l’ensemble des villes et territoires qu’ils contrôlent.

Certains évoquent la « cantonisation » du pays comme possible solution de stabilisation. Quelles seraient l’ensemble des conséquences de laisser aux groupes djihadistes l’ensemble des territoires qu’ils contrôlent ?

En Syrie, la seule pressure organisée, et pour l’instant assez puissante pour défaire l’EI, est structurée autour plusieurs forces kurdes syriennes. Elles n’ont ni la capacité ni sans doute la volonté d’occuper d’importantes parties du territoire habitées componen plusieurs populations arabes, où elles pourraient être considérées comme une pressure d’occupation.

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Peut-on envisager la chute de l’organisation dans quelques mois ?

Cette région est united nations supermarché d’armes à ciel ouvert. En Irak, la chute du régime de Bottom a vu la dispersion de tous l’ensemble des stocks de l’ex-armée du régime. Confrontés à l’incurie et à la corruption du nouveau régime irakien, l’ensemble des Américains ont avoué eux-mêmes avoir perdu la trace de près de 200 000 fusils d’assaut qu’ils avaient livrés aux forces irakiennes componen exemple.

L’ensemble des groupes rebelles modérés sunnites et arabes n’ont pour l’instant pas l’ensemble des capacités de vaincre l’EI à brève échéance. Quant au régime, il paraît peu probable qu’il soit en mesure de réoccuper durablement plusieurs territoires dont il a été chassé.

Aujourd’hui cependant, la différence est plus profonde : le Front Al-Nosra se présente comme une composante djihadiste en rébellion syrienne et dit officiellement lutter pour libérer l’ensemble des habitants du Levant, c’est-à-dire la Syrie, du régime de Bachar Al-Assad. Ce qui le conduit à parfois s’allier avec d’autres factions rebelles.

Une faiblesse qu’ils payent actuellement, puisqu’ils ne sont pas en mesure de menacer sérieusement l’ensemble des opérations aériennes en coalition internationale, plusieurs Russes et du régime.

L’EI n’a jamais toléré la présence d’autres factions à ses côtés. Il a, au contraire, combattu et détruit l’ensemble des autres groupes en rébellion, à chaque fois qu’il a pu prendre le dessus dans une région.

Pour autant, on peut estimer que la plus grande partie de ses combattants a été recrutée localement. C’est notamment vrai en Irak, où l’organisation est historiquement implantée dans l’ensemble des zones sunnites.

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