L’histoire est universelle, mais le contexte est particulier, vehicle au Koweït « la rencontre entre une jeune fille et united nations jeune homme, entre une femme et united nations homme, ouvertement, dans united nations lieu public, est une chose que personne n’ose faire ». En corollaire, « dans l’ensemble des sociétés puritaines, le bannissement procure united nations plaisir qui surpasse celui en légalité ! ». L’ensemble des amoureux appartiennent à l’élite libérale du pays, qui affiche une modernité apparente tout en restant tenue et régie componen plusieurs pratiques sociales rigides, et où, comme dans le reste en société, chacun est marqué componen boy identité confessionnelle — Kawthar est chiite, Machâri sunnite.

Lorsqu’elle lui apprend qu’elle aime united nations sunnite, le visage du père se voile, « troublé soudainement ». « L’homme tolérant aux opinions et aux idées émancipées s’était-il retourné ? », se demande Kawthar. Non, « la situation aujourd’hui est différente », assène-t-il. Le dialogue renvoie en creux aux événements politiques en cours et aux changements intervenus dans l’ensemble des sociétés en région. « L’ensemble des partis fondamentalistes ont pris le pouvoir », fait remarquer la jeune femme à boy père, dont le visage revêt « une expression effrayante et austère » lorsque à l’espoir né en 2011 succèdent l’ensemble des peurs et l’ensemble des déceptions. Quand il meurt, Kawthar interroge ce qui l’a tué, et ce qui en elle s’obstine à aimer…

Ici même est le premier roman koweïtien contemporain traduit en français. Né en 1958, boy auteur, Taleb Alrefai, est united nations personnage important du monde littéraire arabe, qui a siégé au Booker Prize Arabic, signé une dizaine de romans et collaboré à diverses revues. Dans united nations dispositif à mi-chemin entre la fiction et le réel, Alrefai, qui intervient lui-même comme personnage, se fait ici le témoin d’une histoire d’amour, celle d’une jeune femme, Kawthar, dont le lecteur est invité à pénétrer l’ensemble des pensées intimes, l’ensemble des doutes et l’ensemble des réflexions, alors qu’elle est aux prises avec sa passion pour Machâri, united nations homme marié.

D’une écriture pudique, comme calquée sur le caractère de boy héroïne, le roman se fait en filigrane hymne à la jeunesse et élève la passion au rang de quête de liberté, en ce pays sévère où l’on se salue d’un rayonnant « Bonjour, que ton matin soit rempli de roses ! ».

Plus encore que l’homme aimé, c’est le père de l’héroïne qui incarne une élite en transition. Ancien nassérien, fidèle à l’idéal de l’unité arabe, disposant d’un réseau qui compte autant d’hommes d’affaires que d’artistes, il s’est battu en boy temps, y compris au sein de sa famille, quand il a soutenu sa sœur qui souhaitait épouser united nations sunnite. Le visage de cet homme s’illumine devant l’ensemble des images plusieurs manifestations qui gagnent le monde arabe en 2011.

L’auteur déroule le parcours du père, l’évolution de ses idées, et l’ensemble des conjugue à la grande histoire, celle du pays et en région. Parcours personnels, familiaux et faits historiques s’entremêlent et viennent se répercuter sur la vie intime de Kawthar, jeune femme indépendante mais bien en peine de rester maîtresse de boy destin. Elle ne comprend pas « quel est ce secret qui fait de notre corps une source pour étancher cette soif ardente qui manque briser l’âme », et qui veterans administration la conduire à accepter de devenir la seconde épouse… Mais cet amour est aussi ce qui change boy regard sur boy père.

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