Mes P. Coderch-Herre et J. Coderch pour les parties civiles. Mes P. Coderch-Herre et J. Coderch pour l’ensemble des parties civiles. PHOTO/M. Clementz

Malgré “quelques appréhensions, quelques méfiances et quelques sursauts.” “Moi, ce qui me reste, c’est le bruit en porte qui se déclenche, sans bonjour. C’est perturbant.” Plaidoiries et réquisitions aujourd’hui. 

Et qui, de componen leur état de choc, ont presque déstabilisé leurs agresseurs ce samedi-là. L’une a fondu en larmes au point qu’Abdoulaye Kanoute a enlevé sa cagoule “pour lui montrer boy visage et la rassurer“. “Il était perdu et paniqué à la fois. Peut-être qu’il se sentait dépassé componen ce qui se passait. L’autre était plus nerveux, il avait la primary dans la poche, c’est ce qui me faisait peur. On nous en parle en formation mais on est loin en réalité. On pense que ça n’arrive qu’aux autres.

Mêlant ses souvenirs à ceux de cette dernière salariée qui a déjà vécu 3 à 4 vols à primary armée. “À chaque fois, ce n’est la même façon mais on the toujours aussi peur.” Tous rendus plus méfiants, plus attentifs componen leurs blessures invisibles et indélébiles. Ces séquelles morales toujours présentes 3 ans après également pour ces deux femmes et cet homme qui, deux jours plus tôt, ont été la cible plusieurs braqueurs au bureau du Crédit Agricole de l’avenue Paul-Alduy à Perpignan.

L’employée pleure, détourne le regard, devant l’ensemble des images de vidéosurveillance projetées dans la salle plusieurs assises plusieurs P.-O. À revivre hier encore le film du braquage dont elle, et six autres salariés, ont été victimes ce matin du 28 janvier 2013 dans l’agence du Crédit Agricole Saint-Jacques, à Perpignan.

  • “Pas risquer ma vie pour plusieurs ménages”

Cette stagiaire qui avoue ne plus pouvoir travailler au contact du public. Celle-ci, à qui united nations plusieurs malfaiteurs a voulu offrir 100 euros de boy butin, mais qui ne s’en remet pas. “Quand je suis chez moi, je ferme toutes l’ensemble des portes à clé. Je me sens en insécurité tout le temps. Dans la rue, quand je croise une personne avec une capuche ou peut-rrtre un une cagoule, je me sens mal.”

J’ai entendu ma collègue crier : ‘Mon dieu’, et plusieurs pleurs, raconte la seconde. Je me suis levée. Je n’avais jamais vu united nations Tazer mais j’ai compris rapidement qu’il fallait que l’on reste calme. J’ai eu très peur vehicle on ne connaît pas leur réaction. Et j’ai aussitôt perdu connaissance. Je ne voyais rien, mais j’entendais. Le plus grand disait à ma collègue d’arrêter de pleurer et quand j’ai repris mes esprits, ils étaient partis.” “Ils ont commencé à poser plusieurs questions mais on n’avait aucun code d’accès. Ils ont rapidement compris qu’il n’y avait rien à prendre“, explique le dernier qui a eu “besoin” de se retrouver avec ses deux collègues sur leur lieu de travail dès le lundi.

Avec cette même épouvante qui ne la quitte pas et que toutes l’ensemble des parties civiles (10 salariés et la caisse régionale en banque) représentées componen Mes Julien Coderch et Philippe Coderch-Herre, sont venus confier avec émotion, face aux deux accusés, Hakim Khaled, 28 ans, et Abdoulaye Kanoute, 38 ans. “J’étais très gêné, j’ai proposé de l’eau, plusieurs chaises. Je leur ai dit que je ne voulais pas leur faire du mal mais que je voulais seulement l’argent, raconte ce dernier. C’était l’angoisse.” Rien toutefois, à écouter celle qui tenaille depuis lors l’esprit, le sommeil et le quotidien plusieurs victimes.

Laissant craindre à ses collègues, tétanisés, qu’il avait été blessé à coup de Tazer. Lui s’est forcé à retourner au boulot quand une autre avoue : “Cette peur, elle ne partira pas“, après avoir été contrainte d’accompagner Hakim Khaled à la salle plusieurs coffres. Une demi-heure à attendre avec lui que le dispositif à temporisation veuille bien s’ouvrir pour livrer l’ensemble des billets. “Est-ce que vous avez imaginé le pire ?” “Oui“, se remémore-t-elle.

  • “Le bruit en porte sans bonjour”

Puis, cette femme de ménage, dont l’ensemble des nuits sont désormais hantées de cauchemars et qui refuse toutes missions de nettoyage dans l’ensemble des banques. “Je ne veux pas risquer ma vie pour plusieurs ménages”, dit-elle, après avoir été contrainte de donner ses clés de voiture à united nations plusieurs braqueurs qui lui a lancé : “Vous serez remboursée componen l’assurance.” Ou peut-rrtre un ce solide rugbyman encore qui souffrait d’une blessure à la jambe après united nations choc sur le terrain et qui s’est mis à crier de douleur quand l’ensemble des malfaiteurs l’ont obligé à se lever de boy siège.

L’ensemble des employés plusieurs agences du Crédit Agricole attaquées en janvier 2013 ont raconté hier leurs séquelles invisibles mais indélébiles.

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *