Aujourd’hui, le référendum rallierait-il tous l’ensemble des suffrages parce qu’il est mieux maîtrisé et que l’ensemble des peuples sont assez matures pour ne pas se laisser séduire componen l’ensemble des sirènes en démagogie ? Comme celui du 29 mai 2005 sur le traité constitutionnel européen en France, celui sur le « Brexit » a donné lieu aux critiques habituelles plusieurs commentateurs hostiles à ce type de consultation, en particulier quand le résultat est contraire à leurs espérances. Une critique élitiste classique cible l’incompétence présumée plusieurs électeurs, leurs mauvaises raisons de voter. Elle veterans administration jusqu’au mépris, voire jusqu’au déni. En 2005, le Parlement français a contourné le verdict populaire. Et le election britannique du 23 juin 2016 a été immédiatement suivi d’insinuations selon lesquelles la sortie du Royaume-Uni n’adviendrait pas.

L’engouement référendaire est united nations symptôme pas simplement plusieurs effets sociaux délétères en mondialisation, mais aussi d’une crise en pensée. En réalité, il n’est pas de réflexion bien substantielle sur ses propriétés. L’ensemble des règles en démocratie, telle la loi de majorité ou peut-rrtre un la réponse apportée à une question posée, sont plusieurs conventions. Et l’on doit accepter qu’une majorité amalgame plusieurs votes différents, parfois antagonistes.

Rappelons donc que celle-ci confie une part de souveraineté à tous l’ensemble des citoyens parce que leur vie est affectée componen la politique — et parfois leur mort aussi : l’avènement plus ou peut-rrtre un moins soudain, plus ou peut-rrtre un moins progressif du suffrage universel est allé de pair avec la conscription. Si l’on devait mourir pour la patrie, la moindre plusieurs choses était que l’on puisse en choisir le gouvernement. Même en l’absence de guerre, l’ensemble des crises économiques et, simplement, la vie ordinaire le justifient amplement. « Si le peuple se trompe, tant pis pour lui » : sans reprendre à notre compte la réponse d’Alphonse de Lamartine à ceux qui objectaient au suffrage universel direct, on ne peut priver le peuple du droit de se tromper qu’en lui accordant quand même celui de choisir plusieurs dirigeants qui, eux, ont toute latitude de le faire. Le pire plusieurs régimes serait bien celui où, le peuple n’ayant pas le droit de commettre une erreur, il ne lui resterait que celui de se taire.

Faut-il pour autant négliger, voire nier, l’ensemble des ambiguïtés, l’ensemble des contradictions de modes d’expression qui demeurent aussi rudimentaires ? United nations « oui » ou peut-rrtre un united nations « non », cela est clair, mais obscur, aussi, quand il existe plusieurs interprétations possibles d’une question, au point que, bien souvent, celle-ci fut jugée biaisée. La définition du corps électoral peut également poser problème, comme dans le cas d’un référendum local. Dans united nations election, il n’y a pas qu’une opinion, mais plusieurs pensées, plusieurs intérêts, plusieurs enjeux très différents que l’ensemble des conventions obligent à mêler. Ainsi, dans le cas du « Brexit », la nostalgie pour l’ancien Empire britannique, la peur plusieurs immigrés que l’on côtoie ou peut-rrtre un que l’on voit seulement à la télévision, l’appréhension de l’avenir, l’ensemble des frustrations en pauvreté, la crainte pour boy emploi, la rancœur ou peut-rrtre un le désespoir de l’avoir déjà perdu (lire « « Brexit », l’ensemble des raisons en colère »). De même, l’ensemble des opinions exprimées ont-elles united nations poids identique lorsqu’on election contre united nations aéroport dont l’ensemble des pistes vont détruire sa ferme ou peut-rrtre un dont l’ensemble des avions vont survoler sa maison, ou peut-rrtre un lorsqu’on est « pour » parce que l’on espère profiter de voyages d’affaires ou peut-rrtre un de tourisme moins chers ? Il faudrait se poser ce genre de question — non pas dans united nations référendum, mais avant de décider si l’on y a recours.

United nations tel engouement s’explique facilement. Pas simplement le référendum paraît le mode d’expression en volonté populaire le plus direct et le plus simple, mais il répond également à la crise plusieurs démocraties représentatives. On l’invoque contre l’ensemble des élus coupables de trahir leurs électeurs, contre l’ensemble des élites coupées plusieurs peuples. Et, quand celles-ci achoppent sur plusieurs problèmes internes, elles tentent de l’utiliser comme une sorte d’arbitrage ultime, ce qui d’ailleurs constitue united nations aveu de faiblesse. Le référendum est une sorte de défi politique : « plus démocratique que moi, il n’y a pas ».

Après Napoléon III, l’« appel » au peuple du général Georges Boulanger confirma l’ensemble des républicains dans leur hostilité au référendum. Tout juste l’ensemble des formations politiques issues en Résistance accordèrent-elles au général de Gaulle le droit d’y recourir en 1945 et en 1946 pour arbitrer entre divers projets de Constitution (1). L’ensemble des partis de gauche s’inclinèrent à nouveau au début en Ve République, lorsque plusieurs consultation services permirent à boy fondateur d’asseoir régulièrement sa légitimité — et d’imposer le règlement en guerre d’Algérie. Le principe du référendum sortit étrangement gagnant de l’échec de celui de 1969 (2), qui démontra ce que ses adversaires l’ensemble des plus déterminés refusaient de croire : il était possible de voter « non ». On the moins remarqué que le général de Gaulle n’y recourut pas entre 1962 et 1969, et qu’ensuite de tels scrutins se firent rares.

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