Le ton est monté brusquement vendredi entre Joe Biden et les républicains concernant les discussions difficiles au Congrès sur l’Ukraine et la politique d’immigration, ce qui témoigne de l’intensification de la campagne électorale.
Sous pression de la droite, ces deux sujets sont désormais négociés ensemble, mettant en péril les livraisons d’armes et d’équipements cruciales pour l’armée ukrainienne.
Le président démocrate a appelé dans la soirée les parlementaires conservateurs à ne pas bloquer un projet sur l’immigration déjà en partie négocié, assurant que s’il était adopté, il s’agirait «de l’ensemble de réformes le plus sévère et le plus juste que nous n’ayons jamais eu dans notre pays pour sécuriser la frontière».
Le communiqué de Joe Biden est une réponse au président républicain de la Chambre des représentants américaine, Mike Johnson.
Ce dernier a averti vendredi qu’en l’état, tout vote sur de nouveaux financements pour l’aide à l’Ukraine ainsi que pour le renforcement de la frontière avec le Mexique, où arrive un nombre record de migrants, était «mort-né».
Ce commentaire arrive au moment où, selon les médias américains, l’ancien président et candidat à la Maison-Blanche Donald Trump fait pression sur les élus républicains pour bloquer les demandes budgétaires de son rival, le président démocrate Joe Biden.
La discussion parlementaire est compliquée par l’accélération de la campagne avant la présidentielle de novembre, qui a toutes les chances d’opposer à nouveau Joe Biden et Donald Trump.
L’ancien président républicain a fait de l’immigration l’un de ses axes majeurs d’attaque.
La tension ne retombe pas entre le gouvernement fédéral et le gouverneur républicain du Texas, qui a fait installer des barbelés à la frontière avec le Mexique, défiant ainsi l’autorité de Washington en matière de police aux frontières.