Chaque année, le gel des prix à l’épicerie se termine quand le calendrier bascule à février. Au cours des prochains jours, les consommateurs doivent donc s’attendre à payer beaucoup plus cher pour leurs produits de base chez Metro, Provigo et IGA.
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«Ça ne sert à rien de geler les prix, les consommateurs finissent toujours par y goûter en février», constate Sylvain Charlebois, chercheur en alimentation.
Le jus d’orange, les légumes en conserve, les sauces à spaghetti, l’huile d’olive et les viandes préemballées sont quelques-uns des produits qui coûtent déjà plus cher qu’en janvier.
La fin du gel des prix chez Metro, Super C, Provigo, Maxi et IGA concerne surtout les marques nationales, celles qui ne leur appartiennent pas.
«C’est dégueulasse. Manger n’est pas un luxe! C’est une obligation», s’indigne Diane St-Germain, une adjointe administrative de Montréal.
La femme de 54 ans n’achète plus que du «vrai» beurre d’arachides Kraft. Pour le reste, elle prend les marques privées, sinon «c’est bien trop cher».
Quelques allées plus loin, Audrey Latendresse-Bourdon, presque 30 ans, nous confie qu’elle consulte maintenant les circulaires, ce qu’elle n’avait jamais fait, en raison de la «folie» des prix.