Home » Santé » Une sonnette d’alarme pour comprendre qui risque une seconde de crise cardiaque

Une sonnette d’alarme pour comprendre qui risque une seconde de crise cardiaque

by Nouvelles
Une sonnette d’alarme pour comprendre qui risque une seconde de crise cardiaque

2024-06-14 17:29:42

Selon les résultats d’une étude menée par un groupe de chercheurs du Centre de Cardiologie Monzino de Milan (parmi les centres d’excellence pour cardiologie), la sclérose valvulaire aortique (SVA), c’est-à-dire l’épaississement de la valvule aortique, est liée à un risque plus élevé d’infarctus du myocarde chez les patients qui en ont déjà souffert dans le passé. Et ce, même si la ScAV (à ne pas confondre avec la sténose aortique) n’entraîne pas en soi une réduction du flux sanguin et ne donne généralement pas lieu à des symptômes spécifiques. D’après ce qui ressort de l’étude publiée le Journal européen de cardiologie préventiveCependant, l’AVSc doit être considérée comme un signal d’alarme supplémentaire pour ceux qui ont déjà eu une crise cardiaque auparavant.

Qu’est-ce que la sclérose valvulaire aortique

« La sclérose valvulaire aortique est une affection asymptomatique et n’est pas classée comme maladie en Europe », explique un Saluer Paul Poggio, qui a coordonné l’étude et est professeur à l’Université de Milan et chef de l’unité d’étude des pathologies aortiques, valvulaires et coronariennes du Centre de cardiologie IRCCS de Monzino. La présence de cette pathologie, poursuit-il, est en effet découverte fortuitement grâce à un examen échocardiographique, qui permet d’évaluer la structure et la fonctionnalité des différentes parties du cœur, y compris la valvule aortique. “Si l’on constate un épaississement non uniforme des feuillets valvulaires, avec de petites calcifications, la présence d’une sclérose valvulaire aortique est généralement signalée”, explique encore Poggio.

Des études antérieures avaient montré que l’AVSc est également un marqueur d’autres conditions, telles que la présence de ce qu’on appelle l’athérosclérose subclinique, une condition pré-pathologique caractérisée par des changements morphologiques dans les vaisseaux sanguins qui prédisposent à la formation de plaques d’athérosclérose.

Santé cardiaque, six hospitalisations sur dix liées à une insuffisance cardiaque

par Dario Rubino


J’étudie

Pour cette raison, les auteurs de la recherche se sont demandé si l’AVSc pouvait également avoir un lien avec la récidive de la crise cardiaque. “L’objectif était d’identifier parmi les patients ayant déjà eu une crise cardiaque dans le passé ceux qui courent un plus grand risque de récidive”, poursuit Poggio. Pour cette étude, les données de plus de 2 mille personnes hospitalisées suite à une crise cardiaque et ensuite suivies par des spécialistes de Monzino pendant une période de cinq ans ont été analysées. “Parmi les nombreux facteurs déjà connus – poursuit l’expert – il est apparu que la présence d’une sclérose valvulaire aortique est également corrélée à un risque plus élevé de récidive de crise cardiaque”. Cette dernière, souligne-t-il, n’est pas en soi un déclencheur, mais plutôt un signal d’alarme supplémentaire pour les patients déjà considérés à risque en raison de leurs antécédents cliniques.

Arythmies génétiques, le risque de syndrome du QT long doit être réévalué chaque année

par Dario Rubino



Les implications pour les patients

“Il n’existe actuellement aucun traitement contre la sclérose valvulaire aortique, nous ne savons pas comment empêcher sa progression – explique Poggio – La seule chose que l’on peut faire est d’agir pour réduire les facteurs de risque cardiovasculaires classiques, comme les taux élevés de cholestérol chez le sang, le tabagisme, l’hypertension, l’obésité”. Et savoir que la ScAV constitue un signal d’alarme en cas de récidive d’une crise cardiaque peut être utile pour mieux évaluer la « trajectoire thérapeutique » de chaque patient : un patient à haut risque de récidive (comme celui qui a déjà eu une crise cardiaque et qui a également AVSc) devra par exemple suivre une thérapie pharmacologique lui permettant de maintenir le taux de cholestérol dans le sang en dessous du seuil minimum de risque.

“L’échocardiographie est régulièrement réalisée chez les patients qui arrivent aux urgences après ou pendant un infarctus du myocarde, car c’est l’une des techniques utilisées pour évaluer les dommages que le cœur a subis – conclut Poggio -. Ajoutez à cela la présence ou non d’aortes aortiques. la sclérose valvulaire donnerait une indication supplémentaire aux cliniciens, non pas tant en ce qui concerne le traitement immédiat permettant de sauver des vies, mais pour identifier la meilleure stratégie préventive future”.

#Une #sonnette #dalarme #pour #comprendre #qui #risque #une #seconde #crise #cardiaque
1718379836

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.