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La France est favorable à la suspension de l’accord entre l’Union européenne et le Rwanda sur les minéraux

by Nouvelles

Aa / tunis / salim bousaïd

La France a exprimé une position favorable jeudi, la suspension du mémorandum de compréhension entre l’Union européenne et le Rwanda, sur la coopération en termes de critiques ainsi appelées.

C’est ce qui émerge d’une déclaration de Christophe Lemoine, porte-parole du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, jeudi, à l’occasion du point de presse hebdomadaire du Quai d’Orsay.

“La France est favorable à la suspension rapide de la compréhension de l’accord entre l’Union européenne et le Rwanda en coopération dans les minéraux critiques”, a déclaré Lemoine.

Cette position de France est impliquée dans le contexte des conflits armés, depuis 2022, entre les rebelles du M23 et les forces congolaises, à l’est de la République démocratique du Congo.

Pour Paris, “il n’y a aucun résultat militaire au conflit”, a déclaré Lemoine, exprimant le soutien de la France aux “processus régionaux pour travailler pour apporter la paix”.

“La France soutient pleinement l’adoption de nouvelles mesures restrictives européennes. Ils doivent encourager les parties à reprendre le dialogue. Et si la dégradation de la situation se poursuit, d’autres mesures européennes seront prises”, a averti le porte-parole du Quai D’Orsay.

Dans le même contexte, Christophe Lemoine a déclaré que la France a salué “l’adoption du Conseil de sécurité des Nations Unies de la résolution 2773 sur la situation de la RDC”, notant que “cette résolution porte un message clair: les Nations Unies condamnent l’offensive du M23 qui doit s’arrêter”.

“Le Rwanda doit mettre fin au soutien du M23 et se retirer du territoire de la République démocratique du Congo”, a déclaré Lemoine au nom de la diplomatie française.

– Un accord contesté

L’Union européenne et le Rwanda avaient conclu un accord important le 19 février 2024 pour «promouvoir le développement de chaînes de valeur durable et résiliente pour les matières premières critiques», y compris le tantale, l’étain, le tungstène, l’or et le niobium.

Dans un communiqué de presse rendu public le même jour, il a été clairement mentionné que ledit accord “visait à renforcer le rôle du Rwanda dans la promotion du développement durable et des chaînes de valeur résilientes en Afrique”.

Cet accord avait été critiqué par le président congolais Félix Tshisekedi le qualifiant comme “condamnable”, dans la mesure où il était pour permettre au Rwanda d’exporter des produits miniers auxquels il n’avait pas, mais qu’il pillé dans la RDC, entre autres, par le biais du M23.

Le 25 février, l’Union européenne a décidé, à l’occasion de son conseil des affaires étrangères, de suspendre les consultations avec le Rwanda sur les questions de défense et a demandé à Kigali de retirer ses troupes de la République démocratique du Congo (RDC).

La Commission européenne a également annoncé que le protocole d’accord avec le Rwanda concernant les matières premières critiques serait réexaminée.

Ces décisions ont été annoncées moins de deux semaines après le parlement européen par le Parlement européen, le 13 février, appelant au Conseil et à la Commission 27 suspendue immédiatement le protocole d’accord conclu entre l’Union européenne et le Rwanda sur les chaînes de valeur des matières premières durables, signé le 19 février 2024.

Dans leur résolution, les députés européens ont également demandé à “la Commission, les États membres de l’UE et les institutions financières internationales de geler une aide budgétaire directe au Rwanda”, faisant valoir que la Commission et les pays de l’UE “devraient également cesser leur aide militaire et de sécurité aux forces armées rwandais pour éviter de contribuer directement ou indirectement à des opérations militaires abusives à l’est de la RDC”.

– Un conflit persistant

Le mouvement du 23 mars, connu sous le nom de M23, a été créé en 2012 par des soldats dissidents de l’armée congolaise. Après une brève augmentation du pouvoir, il a été vaincu en 2013 par les Forces armées congolaises (FARDC), soutenues par les casques bleus de Monusco. Cependant, le M23 a repris les armes en 2022, saisissant plusieurs localités dans les provinces du nord du Kivu et du sud du Kivu, située à la frontière du Rwanda et de l’Ouganda.

Kinshasa accuse le Rwanda de soutenir activement le M23 pour accéder à la richesse minérale de la région. Ces accusations sont soutenues par des rapports de l’agence des Nations Unies, qui indiquent le soutien militaire rwandais au mouvement rebelle.

Le Rwanda réfute ces allégations, affirmant que le M23 est un mouvement congolais dirigé par des congolais, bien que ses membres parlent le kinyarwanda, la langue rwandaise. Kigali rejette également les conclusions des rapports des Nations Unies et se souvient d’avoir désarmé les rebelles du M23 qui s’étaient réfugiés sur son sol en 2012-2013, avant de mettre leur arsenal aux autorités congolaises.

Les rebelles du M23 revendiquent désormais le contrôle de Goma et Bukavu, mettant en place une administration parallèle, faisant des dommages humains et matériels importants et provoquant une vague importante de voyage par la population civile.

Les organisations humanitaires mettent en garde contre une grave crise humanitaire dans la région.

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