Benjamin Netanyahu veut toujours annexer une partie de la Cisjordanie

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Souveraineté. En 500 jours de campagne qui mènera au gouvernement d’unité nationale actuel, le mot n’a cessé de tomber dans la bouche de Benyamin Netanyahu. Une date est même annoncée: à partir du 1euh En juillet, Israël s’octroie le droit d’imposer sa souveraineté sur des pans entiers de la Cisjordanie occupée (entre 20 et 30% selon les estimations), en s’appuyant sur le “plan de paix” de Donald Trump, présenté en janvier. Un comité israélo-américain pour ” carte L’annexion est déjà en cours.

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Alors que les préoccupations redoublaient autour de lui, l’armée qui redoute une conflagration de violence dans les Territoires aux colons opposés à la création d’un Etat palestinien voire larvaire, le Premier ministre ne vacille pas, en parlant de décision ” irrévocable “Le fera-t-il? Les analystes sont divisés. Certains parlent de bluff ou d’annexion au moins (limité aux colonies le long de la Ligne verte). D’autres n’imaginent pas une retraite possible, mais débattent de ses motivations, entre volonté de faire l’histoire ou flatter l’électorat évangélique du président américain.

Palestiniens désemparés

À Ramallah, la réponse semble désespérée. Depuis la signature des accords d’Oslo, la coopération en matière de sécurité entre les forces palestiniennes et israéliennes a été utile aux deux belligérants, bien que la population locale condamne un système dans lequel l’occupé est considéré comme servant l’occupant. Cependant, le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas a annoncé à plusieurs reprises la fin du ” coordination “, N’exécutant sa menace que trois fois, et très partiellement.

Cette fois, le vieux raïs semble déterminé à se faire entendre, quitte à affaiblir l’institution qu’il incarne. Ses conseillers sont convaincus que l’Autorité palestinienne a coupé tous les liens avec Israël à la mi-mai. ” Mettre en danger la coordination de la sécurité est l’un des seuls, sinon le seul, moyen de faire réagir Israël. “Dit l’analyste Neri Zilber, convaincu que Mahmoud Abbas ne donnera pas suite à son annonce. “L’arrêt de cette coopération ne peut se faire du jour au lendemain”, il continue. Cependant, sur le terrain, les forces palestiniennes se sont déjà retirées des “zones sensibles”, ouvrant la porte à de possibles affrontements entre Tsahal et population.

Europe divisée

En Jordanie, après s’être retiré, le roi Abdallah II a durci son discours, assurant que l’annexion pourrait conduire à ” conflit massif Avec Israël, malgré le traité de paix entre les deux pays.

→ DÉBAT. Israël osera-t-il annexer des parties de la Cisjordanie?

Pour le royaume hachémite, la vallée du Jourdain, dont Benjamin Netanyahu a parlé d’annexer, est une ligne rouge absolue.

Du côté européen, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a assuré que l’annexion “ne saurait être sans conséquences pour les relations de l’UE avec Israël.Mais face à la réticence de certains pays, la Hongrie et l’Autriche en particulier, à critiquer l’Etat hébreu, une condamnation unanime semble peu probable. Des mesures punitives relevant de la compétence de la Commission sont toutefois à l’étude, telles que la résiliation d’accords commerciaux ou de projets de coopération.

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