Fantôme grunge de la bande dessinée, Daniel Clowes pervertit la ligne claire pour mettre en scène les doutes identitaires de la jeunesse, les amours monstres des adultes ou les fêlures de l’Amérique. Le Festival d’Angoulême lui a décerné son Fauve d’or du meilleur album pour « Monica ».
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Chef du pôle Culture
Par Daniel Couvreur
Publié le 27/01/2024 à 23:14
Temps de lecture: 2 min
Muniquec’est un « roman graphique inclassable, une expérience sensuelle, labyrinthique, multicolore et c’est l’histoire d’une femme », a déclaré, samedi soir, Thomas Bangalter, musicien humanoïde de l’ancien duo des Daft Punk et président du Grand jury du 51e Festival international de la bande dessinée d’Angoulême. Daniel Clowes a inventé dans ce chef-d’œuvre déboussolant, une « saison » d’histoires, dont la lecture en réseau dessine une toile biographique aux dimensions apocalyptiques. Peuplé de souvenirs de famille, le livre change de rythme, de genre, de registre narratif, joue des ellipses… C’est un objet évolutif. Son fil rouge épouse la vie de Monica. Mais de la naissance à la mort du personnage, l’auteur s’aventure par-delà les codes et au-delà du réel pour se perdre… jusque dans l’au-delà !
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2024-01-27 11:00:00
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