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La Cour de cassation française confirme la première condamnation définitive de Sarkozy pour corruption et trafic d’influence

by Nouvelles

2024-12-18 16:26:00

La Cour de cassation française a confirmé mercredi la condamnation pour corruption et trafic d’influence de l’ancien président Nicolas Sarkozy, rendant cette condamnation définitive.

Celui qui a été locataire de l’Elysée entre 2007 et 2012 doit porter un bracelet électronique pendant un an, ce qui fait de lui le premier ancien président français contraint de purger une peine d’assignation à résidence. La peine est de trois ans de prison, mais l’ancien président n’ira pas en prison.

“Comme je l’ai toujours fait tout au long de ces douze années d’acharnement judiciaire, j’assumerai mes responsabilités et j’en ferai face aux conséquences”, a écrit l’ancien président français sur le réseau social. “J’ai été condamné pour un prétendu ‘pacte de corruption’ avec quelqu’un avec qui je n’ai jamais parlé, dans lequel il n’y avait aucune compensation, financière ou autre”, a-t-il ajouté, bien que la condamnation ait été ratifiée et passée par plusieurs tribunaux. .

Jacques Chirac a également été condamné, mais à une peine exemptée.

Les avocats de Sarkozy ont laissé entendre qu’ils feraient appel devant la Cour européenne des droits de l’homme, basée à Strasbourg, mais cela ne suspend pas l’application de la peine.

Sarkozy, 69 ans, doit comparaître d’ici un mois devant un juge des libertés et de la détention, qui fixera les modalités selon lesquelles il portera le bracelet électronique et les autres conditions de son assignation à résidence.

L’ancien président essuie ainsi un énorme revers judiciaire, un de plus de ceux que la justice lui réserve depuis son départ de l’Elysée en 2012, battu par le socialiste François Hollande.

Bien qu’éloigné du front politique, Sarkozy continue d’avoir une grande influence sur la droite française et entretient des contacts réguliers avec l’actuel président, Emmanuel Macron.

De plus, il est un habitué de la loge du Parc des Princes, ses livres deviennent de grands best-sellers et il enchaîne les dédicaces dans tout le pays, malgré l’agenda judiciaire chargé qu’il porte, qui lui a valu sa première condamnation définitive dans le pays.

C’est à cause d’une affaire de corruption et de trafic d’influence, connue en France sous le nom d’« affaire Bismuth », en référence au faux nom, que Sarkozy a choisi d’ouvrir une ligne téléphonique secondaire.

Il s’agit de la première condamnation de l’ancien président, prononcée par la Maison correctionnelle de Paris en mars 2021, peine confirmée en appel en mai 2023, trois ans de prison, dont un seul effectif, avec la possibilité de l’assigner à résidence et avec un bracelet électronique, une sanction désormais confirmée par la Cour suprême.

L’enquête a été ouverte lorsque les enquêteurs, qui avaient sous surveillance les téléphones de Sarkozy en 2014 dans le cadre d’une autre affaire, ont découvert que son avocat avait ouvert une ligne secondaire avec laquelle ils entretenaient des communications et qu’elle était également sur écoute.

Dans les écoutes téléphoniques, ils ont découvert des conversations faisant état d’un cas présumé de corruption et de trafic d’influence.

Plus précisément, Sarkozy et son avocat ont parlé de contacts avec un magistrat, Gilbert Azibert, à qui ils ont demandé des informations sur l’enquête sur une autre des accusations portées contre lui, en échange de ce que l’ancien président use de son influence pour lui obtenir un poste honoraire à Monaco.

Ces écoutes ont servi à ouvrir une enquête qui a fini par faire de Sarkozy le premier ancien président français à siéger sur le banc des accusés, Chirac ne l’ayant pas fait pour des raisons médicales.

Sarkozy a une longue série de comptes en suspens avec la justice devant lui.

Le plus immédiat aura lieu le 6 janvier, lorsque s’ouvrira le procès pour financement illégal présumé de sa campagne de 2007 avec de l’argent du régime libyen de Mouammar Kadhafi, un processus auquel il pourrait déjà assister avec le bracelet électronique.

Lors de ce procès, prévu jusqu’au 10 avril, deux de ses anciens ministres de l’Intérieur, Claude Guéant et Brice Hortefeux, seront présents sur le banc des accusés.

Sarkozy, qui a remporté l’élection présidentielle face à la socialiste Ségolène Royal, risque une peine pouvant aller jusqu’à dix ans de prison.

L’affaire du financement illégal de la campagne de 2012 est également pendante. En février dernier, il a été condamné en appel à un an de prison, dont seulement la moitié avec respect et également avec bracelet électronique, que le président ne porte pas encore car il a également fait appel. devant la Cour suprême, qui ne se prononcera qu’au second semestre 2025.

Dans ce scandale, il a été condamné pour avoir largement dépassé, de 22,5 millions à près de 44 millions, les limites de dépenses de sa campagne, grâce à un système de fausses factures qui lui ont permis de cacher l’investissement dans ses coûteux rassemblements.



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