L’Alliance parlementaire mondiale veut contrer la “menace chinoise”

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C’est un OVNI qui vient de naître sur la scène internationale. Vendredi 5 juin, au lendemain du 31e À l’occasion de l’anniversaire du massacre de Tiananmen à Pékin en 1989, un groupe de plusieurs parlementaires chevronnés de dix pays à travers le monde a lancé l’Alliance interparlementaire sur la Chine (IPAC). Son objectif est de “Proposer des réponses pertinentes aux défis posés par la République populaire de Chine, mais aussi développer des stratégies proactives (…) afin de préserver les valeurs fondamentales des droits de l’homme et des libertés partagées par les nations démocratiques”.

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A peine annoncé la création de cette alliance, un diplomate chinois de l’ambassade de Chine à Londres a rejeté la crédibilité de cette association: “Il s’agit d’une lecture erronée de la situation mondiale. La Chine est une force positive de changement”.

Les députés conservateurs et libéraux se rencontrent dans le même camp contre la Chine

Cette coalition politique et géographique extrêmement diversifiée rassemble des députés conservateurs et travaillistes en Grande-Bretagne ainsi que des sénateurs démocrates et républicains aux États-Unis. Deux députés européens, l’allemande Reinhard Butikofer (parti vert) et la slovaque Miriam Lexmann (PPE, droite européenne), se retrouvent unis sur cette liste de politiciens internationaux.

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D’autres, de gauche et de droite, viennent du Canada, de la Nouvelle-Zélande, de l’Australie, de la Suède, de la Norvège et du Japon.

“L’Alliance devrait informer les députés français”

Jusqu’à présent, aucun député français en fonction ou à la retraite n’a rejoint l’Alliance. “C’est un peu le problème avec ces initiatives très anglo-saxonnes qui ne sont pas multilingues”, souligne la spécialiste universitaire asiatique Valérie Niquet (1) à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS). “C’est très intéressant car cela poussera les parlementaires locaux à pousser les timides cadres sur la Chine, mais ses dirigeants devraient informer nos députés français sensibles aux relations internationales”.

“Nous devons repenser la politique vis-à-vis de la Chine”

“Ce qui unit tous ces parlementaires du monde entier, a déclaré le Britannique Benedict Rogers, l’un des conseillers de l’Alliance pour les droits de l’homme et fondateur de l’ONG Hong Kong Watch, c’est le plus grand défi de notre temps: la Chine, mais surtout la manière de contrer le régime du leader Xi Jinping et du Parti communiste chinois. “.

A ses yeux comme pour les autres membres de l’Alliance, “La façon dont la Chine a dissimulé la gravité de l’épidémie de coronavirus, bâillonné ses dénonciateurs et omis d’informer l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a incité de nombreux gouvernements du monde entier à repenser leur politique à l’égard de la Chine”.

La répression contre le Tibet, le Xinjiang et Hong Kong n’a fait qu’ajouter à la profonde inquiétude de la communauté internationale face à la menace chinoise.

Près de 30 000 membres déjà sur le compte Twitter de l’Alliance

Sur son site de présentation et sur son compte Twitter (qui comptait déjà près de 30 000 membres en 48 heures), l’Alliance ne se présente pas comme un autre think tank; il ne publiera ni ne lancera de rapports “Campagnes d’information ou de dénonciation”. Au contraire, elle se veut une alternative parlementaire qui influence et propose aux cadres nationaux de nouvelles approches dans différents domaines concernant la Chine.

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Ainsi, l’Alliance a mis en place un groupe de «conseillers» internationaux (là encore, pas de français) sur des thèmes tels que les nouvelles technologies (5G), les droits de l’homme (Xinjiang), le droit international (mer de Chine méridionale, Hong Kong), le commerce et la finance (OMC) ou le développement durable (pollution).

“Le temps nous dira si nous aurons un impact sur la défense de nos libertés, car le défi est grand, dit Benedict Rogers, mais nous envoyons déjà un message clair à la Chine: rien ne sera plus comme avant ».

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