Le Premier ministre du Lesotho démissionne, soupçonné du meurtre de son premier

0
38

Le Premier ministre du Lesotho, Thomas Thabane, soupçonné du meurtre de sa première femme en 2017, a officiellement démissionné mardi de ses fonctions après plus de quatre mois d’incertitude politique. “Le travail qui m’a été confié n’est peut-être pas terminé, mais le moment est enfin venu de se retirer du grand théâtre d’action et de faire ses adieux à la vie publique et aux fonctions publiques”, a déclaré Thabane dans un message télévisé à la nation.

Le 11, le gouvernement a perdu la majorité parlementaire après que l’alliance de parti dont il dépendait a refusé son soutien, coup d’envoi de 11 jours pour former une nouvelle coalition dirigé par le Congrès officiel All Basoto (ABC), mais sans Thabane devant. Selon les médias sud-africains, le pays qui entoure le Lesotho des quatre côtés, l’actuel ministre des Finances, Moeketsi Majoro, devrait succéder à l’ex-dirigeant déjà à la tête du nouvel exécutif.

Avec le départ de Thabane, le Lesotho attend mettre fin à une longue crise politique alimenté à la fois par de profondes divisions internes au sein du parti au pouvoir et par des soupçons contre l’ancien président pour le meurtre de son épouse précédente, Lipolelo.

Processus compliqué

Ils traversaient tous les deux un processus compliqué de divorce qui a pris fin le 14 juin 2017, lorsque Lipolelo a été abattu à la porte de sa maison, à la périphérie de Maseru, la capitale du pays, deux jours avant que Thabane ne prenne ses fonctions de Premier ministre pour la deuxième fois de sa carrière. L’actuelle première dame du pays, Maesaiah Thabane, est déjà officiellement accusée de ce crime.

L’ancien Premier ministre, cependant, a évité pour l’instant d’être officiellement accusé grâce au fait que sa défense alléguait qu’aucune accusation ne pouvait lui être imputée alors qu’il était à la tête du gouvernement.

Les partisans de Thabane blâment allégations de motifs politiques, mais celui-ci, contraint par le scandale, a dû s’engager à démissionner dès février, faisant allusion à des raisons d’âge.

L’ancien chef, âgé de 80 ans, s’est ensuite vu accorder jusqu’à fin juillet, une marge que ni l’opposition ni le les larges secteurs du parti au pouvoir ils n’approuvaient plus Thabane.

Escalade de tension

Il y a quelques semaines, dans une prétendue tentative de freiner les manœuvres politiques Contre lui au Parlement, Thabane a ordonné que l’activité de l’Assemblée législative soit paralysée, se cachant dans la crise de la Covid-19, malgré le fait que le Lesotho était alors le seul pays d’Afrique à ne pas avoir de cas confirmés de la maladie.

Ses rivaux ont renversé la mesure par la voie judiciaire et en réponse, le 18 avril, Thabane a sorti l’armée dans les rues, provoquant une escalade des tensions qui a forcé l’Afrique du Sud voisine à envoyer des médiateurs. Avec cette intermédiation, il a été convenu de faciliter une “retraite décente” pour Thabane.

La monarchie constitutionnelle du Lesotho, dirigée par actuellement par King Letsie III, qui n’a pas de pouvoir exécutif, a connu de nombreux coups d’État depuis que le pays est devenu indépendant du Royaume-Uni en 1966.

.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.