Après le costarmoricain Alexandre Léauté jeudi, c’est le cycliste morbihannais Dorian Foulon qui a décroché l’or aux Jeux Paralympiques de Tokyo, en s’imposant ce vendredi matin, en poursuite individuelle sur piste. Des épreuves suivies dans le Morbihan par la famille de Dorian, sur un écran géant, installé à la Mairie du Roc Saint-André (à la Mairie du Val d’Oust plus précisément, nom de la nouvelle commune associant Le Roc-Saint-André, Quily et La Chapelle-Caro, d’où est originaire Dorian). Son grand-père, sa grand-mère, sa mère, son père, son grand frère, sa petite sœur, ainsi que des proches et la Maire Florence Prunet, beaucoup étaient là depuis très tôt dans la nuit pour assister au sacre de l’enfant du pays.
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7 ans de sacrifice pour Dorian et sa famille
Si Dorian est un enfant de la Chapelle-Caro, il n’y vit plus depuis 7 ans. Parti à l’âge de 16 ans au Pays Basque, c’est au sein du Club d’Urt Vélo 64 qu’il a perfectionné son cyclisme. Et ce vendredi matin, toute la famille s’est souvenue de ces années « sans le voir ». « Ce n’est pas pour autant qu’on manque de complicité. La famille est très proche et très soudée ». Mais son grand frère Matthieu admet que cet éloignement a été difficile à vivre. « Ça a été un grand manque pour nous, pour la fratrie, pour les parents », explique-t-il avec des trémolos dans la voix. Il pense aussi à Dorian, aux « sacrifices qu’il a du faire, ce qu’il n’a pas pu vivre comme moments avec sa famille, en étant cinq. On le voit une fois par an en dehors du cadre du vélo ». Ce dont a souffert sa petite sœur Lilou : « les seuls souvenirs que j’ai avec lui, il n’y en a pas beaucoup en dehors du vélo ». Alors, le frère et la sœur sont allés le voir début juillet avant les Jeux, pour, explique la maman Patricia, l’aider à se « ressourcer. Psychologiquement, il en avait besoin ». Et d’ajouter qu’ils ne s’étaient pas vus depuis Noël. « On s’appelle beaucoup. Mais même si on a le visuel avec la nouvelle technologie, rien ne remplace le contact physique ».
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Volonté, abnégation, engagement, travail
Cette médaille d’or c’est donc aussi un peu la leur, même si son père Jean-Marc, insiste sur le caractère de Dorian qui a fait preuve de « beaucoup de volonté, beaucoup d’abnégation, beaucoup d’engagement au quotidien, beaucoup de travail ». Une volonté qui date, se rappelle Patricia, car « il pouvait être dispensé de sport à l’école s’il le voulait. Il n’a jamais voulu. Il a toujours fait du sport, la tête haute. Je ne baisse pas les bras et je me bats ». D’ailleurs, Dorien « ne s’est jamais senti comme handicapé » ajoute son frère. La preuve, Dorian court aussi avec les valides, au plus haut niveau amateur. Il a même été le premier cycliste en situation de handicap à disputer le Tour de l’Avenir, et espère participer au Tour de France. Encore des sacrifices en perspective.
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2021-08-27 10:00:00
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