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Les entreprises privées indiennes ne investissent pas malgré des bénéfices records

by Nouvelles

L’investissement privé en Inde : un défi persistant ?

Qu’est-ce qui incitera les entreprises privées indiennes à investir dans de nouvelles usines et entreprises ? Cette question préoccupe les décideurs politiques depuis des années. La part de l’investissement privé dans le produit intérieur brut (PIB) indien est en baisse depuis la crise financière mondiale de 2007, malgré des taux de croissance économique impressionnants.

après une longue pause, le taux d’investissement a légèrement augmenté en 2022 et 2023.Cependant, des données récentes montrent que les dépenses du secteur privé, en tant que part des investissements globaux dans l’économie indienne, ont de nouveau chuté à un niveau historiquement bas de 33 % cette année financière.

une analyze portant sur des milliers d’entreprises cotées et non cotées révèle que le rythme des investissements réalisés par les acteurs cotés a ralenti, tandis que ceux des entités non cotées ont diminué.

Plusieurs économistes ont exprimé des préoccupations similaires concernant un ralentissement des investissements privés.

Un magnat du secteur bancaire a récemment déploré la perte de « l’esprit d’entreprise » en Inde, exhortant les jeunes chefs d’entreprise ayant hérité de sociétés à créer de nouvelles entreprises plutôt que de se contenter de gérer leur patrimoine existant.

Les données d’une société de conseil en investissement indiquent que les entreprises indiennes non financières disposent de liquidités représentant 11 % de leurs actifs totaux, ce qui confirme l’idée que les entreprises n’investissent pas dans de nouveaux projets.

Pourquoi les entreprises indiennes choisissent-elles cette voie ?

Plusieurs facteurs sont en jeu :

Faiblesse de la consommation intérieure dans les zones urbaines.
Demande d’exportation modérée.
* Afflux d’importations chinoises à bas prix dans certains secteurs.un responsable d’agence de notation a déclaré que ces éléments « ont limité les plans d’expansion des capacités des entreprises indiennes ».

L’enquête économique de l’Inde a souligné que, au-delà des raisons immédiates, l’investissement privé est freiné par « les incertitudes mondiales et la surcapacité ».

Les investissements sont le deuxième contributeur au PIB indien après la consommation privée.

Le ralentissement des investissements privés a un impact direct sur les perspectives de croissance de l’Inde.

Les investissements des entreprises dans des actifs tels que les usines, les machines ou la construction représentent environ 30 % du PIB.

La croissance a ralenti en raison d’une consommation plus faible.

Les experts estiment que relancer l’investissement privé sera essentiel pour que l’Inde atteigne ses objectifs de croissance à long terme.

Selon les dernières estimations de la Banque mondiale, l’Inde devra croître en moyenne de 7,8 % au cours des 22 prochaines années pour atteindre son ambition de statut de pays à revenu élevé d’ici 2047.

pour cela, il faudrait porter les investissements privés et publics à au moins 40 % du PIB, contre 33 % actuellement, selon les estimations de la banque.

Le gouvernement a considérablement augmenté ses dépenses, en particulier dans les infrastructures. Il a également réduit les taux d’imposition des sociétés de 30 % à 22 % et versé des milliards de dollars en subventions liées à la production aux fabricants au fil des ans. L’accès au crédit bancaire n’est plus une contrainte, et la réglementation s’est assouplie.

Malgré ces efforts,les entreprises indiennes n’ont pas augmenté leurs dépenses.

Selon un économiste, le principal problème est le « manque de demande » dans l’économie pour justifier la création de capacités supplémentaires.

La reprise post-pandémie de l’inde a été inégale, la classe des consommateurs ne s’étant pas développée assez rapidement. La demande de biens et de services a donc été affectée, et la capacité de dépense a été davantage réduite par une baisse des salaires, même si la rentabilité des entreprises a atteint un sommet en 15 ans cette année.

« Ce n’est pas parce que les entreprises sont financièrement solides qu’elles vont automatiquement investir.Les entreprises n’investiront que si elles s’attendent à de bons rendements », a déclaré un économiste lors d’un événement.Un ancien membre du Conseil consultatif économique du Premier ministre (PMEAC) souligne d’autres problèmes structurels plus profonds qui freinent l’appétit pour l’investissement.

« Les entrepreneurs manquent d’énergie pour produire des biens susceptibles de générer une nouvelle demande. Un exemple classique est celui de la construction, où il existe des stocks invendus dans les zones urbaines, mais une incapacité des constructeurs à se rendre dans les villes de deuxième et troisième rang et à exploiter de nouveaux marchés », a-t-il déclaré.

Il a également déclaré qu’il était d’accord avec les opinions sur la tendance croissante des héritiers d’entreprises à devenir des gestionnaires de patrimoine plutôt que de créer des entreprises à partir de zéro.

« Les entreprises ont découvert pendant la Covid-19 qu’elles n’ont pas besoin de faire des affaires pour gagner de l’argent.Elles peuvent simplement investir et le multiplier sans rien construire de nouveau », a-t-il déclaré. Et ces investissements ne se font pas seulement sur le marché boursier national. « Beaucoup d’argent sort simplement de l’Inde et recherche des rendements ailleurs », a-t-il ajouté.

Selon une agence de notation, les choses pourraient changer.

Les baisses de taux d’intérêt ainsi qu’un allègement de l’impôt sur le revenu de 12 milliards de dollars accordé aux particuliers dans le budget fédéral « sont de bon augure pour soutenir la demande de consommation intérieure », selon le rapport.

La banque centrale indienne indique également qu’un plus grand nombre d’entreprises privées ont manifesté l’intention d’investir cette année par rapport à l’année dernière, bien que l’on ne sache pas encore quelle part de cette intention se traduira par de l’argent réellement déployé.

L’investissement privé en Inde : un défi persistant ?

Qu’est-ce qui incite les entreprises privées indiennes à investir dans de nouvelles usines et entreprises ?

Cette question est au cœur des préoccupations des décideurs politiques indiens. L’investissement privé, pourtant essentiel à la croissance économique, montre des signes de faiblesse persistante. Le texte explore les raisons de cette tendance et les défis à relever.

Pourquoi l’investissement privé stagne-t-il ?

Malgré des taux de croissance économique prometteurs, l’investissement privé en Inde est en baisse.Plusieurs facteurs expliquent cette situation :

Demande intérieure faible : En particulier dans les zones urbaines.

Demande d’exportation modérée.

Concurrence des importations chinoises : Notamment dans certains secteurs.

Incertitudes mondiales et surcapacité.

Les conséquences de cette situation

Le ralentissement des investissements privés a un impact direct sur la croissance économique de l’Inde. Selon les estimations, l’Inde devra augmenter ses investissements privés et publics à au moins 40 % du PIB pour atteindre son objectif de statut de pays à revenu élevé d’ici 2047.

Les obstacles supplémentaires

manque de demande : Les entreprises ne voient pas de justification à investir dans de nouvelles capacités en l’absence d’une demande suffisante.

Reprise inégale post-pandémie : La classe de consommateurs n’a pas suffisamment grandi et les ventes des entreprises ont été touchées.

Recherche privilégiée de la gestion du patrimoine : Certains héritiers d’entreprises préfèrent gérer les actifs existants plutôt que de lancer de nouvelles entreprises.

Sortie des capitaux : Une partie importante des capitaux cherche des rendements à l’étranger plutôt qu’en Inde.

Les signaux positifs

Baisse des taux d’intérêt.

Allègement fiscal : Une réduction de l’impôt sur le revenu des particuliers.

* Intentions d’investissement en hausse : Davantage d’entreprises privées prévoient d’investir.

tableau récapitulatif des raisons de la faible croissance des investissements privés en Inde

| Facteur | Description | Impact sur l’investissement |

| —————————– | ————————————————————————————————————————————————– | ————————– |

| Faible consommation intérieure | Demande insuffisante de biens et services sur le marché indien,en particulier dans les zones urbaines. | Baisse des investissements |

| Demande d’exportation modérée | La demande mondiale limitée réduit l’incitation à étendre les capacités de production pour l’exportation. | Baisse des investissements |

| Importations chinoises à bas prix | Concurrence accrue pour les entreprises indiennes, ce qui réduit leur rentabilité et les freinent dans leurs projets d’expansion. | Baisse des investissements |

| Incertitudes mondiales | Les incertitudes politiques, économiques, et géopolitiques découragent les investissements à long terme. | Baisse des investissements |

| Surcapacité | L’offre de biens et de services dépasse la demande, ce qui réduit la nécessité d’augmenter la capacité de production. | Baisse des investissements |

| Gestion de patrimoine privilégiée | Les héritiers d’entreprises se concentrent davantage sur la gestion de leur patrimoine existant que sur la création de nouvelles entreprises. | Baisse des investissements |

| Manque de demande | Les entreprises ne perçoivent pas de demande suffisante pour justifier une augmentation des capacités, comme le stockage et l’exploitation de nouveaux marchés.| Baisse des investissements |

| Sortie de capitaux | Les investissements hors de l’Inde sont plus attrayants pour certains,ce qui réduit le capital disponible pour les projets indiens. | Baisse des investissements |

| Reprise inégale post-pandémie| Absence de croissance rapide de la classe de consommateurs et baisse des salaires qui réduisent le pouvoir d’achat. | Baisse des investissements |

FAQ

Pourquoi l’investissement privé est-il vital pour l’Inde ?

Les investissements privés représentent environ 30% du PIB Indien et sont essentiels à la croissance économique et à la réalisation de ses objectifs de revenu élevé.

Quelles sont les principales raisons de la baisse de l’investissement privé ?

Faible demande intérieure, concurrence des importations chinoises, incertitudes mondiales, et manque d’opportunités de croissance.

Quelles sont les actions entreprises par le gouvernement pour stimuler l’investissement ?

Baisse des impôts sur les sociétés, subventions, assouplissement des réglementations et augmentation des dépenses publiques.

Quels signaux positifs sont mentionnés dans le texte ?

Baisse des taux d’intérêt et allègement fiscal, ainsi que des intentions d’investissement en hausse de la part des entreprises privées.

L’Inde peut-elle atteindre ses objectifs de croissance sans une relance des investissements privés ?

Non, l’investissement privé, combiné aux investissements publics, est essentiel pour atteindre les objectifs de croissance de l’Inde.

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