Manger procure du plaisir, surtout avec des aliments riches en calories comme le chocolat. Perdre cette sensation peut contribuer à l’obésité. La science a découvert le mécanisme par lequel les personnes en surpoids perdent ce plaisir, ouvrant de nouvelles voies de traitement.
Une étude a décrit,grâce à des expériences sur des souris,le mécanisme cérébral qui provoque ce manque de plaisir chez les personnes obèses.Des études avaient déjà montré que les personnes obèses présentent une activité réduite dans les régions du cerveau liées au plaisir lorsqu’elles voient de la nourriture. Ce schéma a été observé chez les animaux.
les scientifiques ont identifié que la cause de cette activité réduite est une diminution de la neurotensine (un peptide cérébral) dans une région spécifique du cerveau qui se connecte au réseau de production de dopamine (le neurotransmetteur du plaisir).Plus de poids, moins de plaisir
Des chercheurs ont observé que des souris préfèrent la nourriture riche en graisses, ce qui les conduit à un gain de poids excessif. Une fois ce surpoids atteint, les aliments caloriques leur semblent moins appétissants qu’aux souris ayant une alimentation normale.
Pour étudier ce phénomène, l’équipe a utilisé l’optogénétique, une technique permettant de contrôler les circuits cérébraux avec la lumière.
Chez les souris de poids normal, la stimulation d’un circuit cérébral connecté au réseau de dopamine augmente leur désir de manger des aliments riches en calories. Chez les souris obèses,cette stimulation n’a aucun effet.
La cause est une réduction significative de la neurotensine chez les souris obèses, empêchant la dopamine de déclencher la réponse de plaisir habituelle aux aliments riches en calories.
Nouveaux traitements pour l’obésité
Ces résultats suggèrent que restaurer les niveaux de neurotensine dans le cerveau, par des changements alimentaires ou des manipulations génétiques, pourrait rétablir le plaisir de manger et favoriser la perte de poids.
Pour le vérifier, deux types d’expériences ont été menés.Après deux semaines de régime, les niveaux de neurotensine des souris sont revenus à la normale, leur fonction dopaminergique a été rétablie et elles ont retrouvé le plaisir des aliments riches en calories.
Lorsque les niveaux de neurotensine ont été rétablis artificiellement par une approche génétique, les souris ont non seulement perdu du poids, mais ont également montré une réduction de l’anxiété et une amélioration de la mobilité. Leur comportement alimentaire s’est normalisé,avec une plus grande motivation pour les aliments riches en calories et une réduction de l’ingesta total.
Les scientifiques ont utilisé le séquençage génique pour identifier des gènes spécifiques et des voies moléculaires qui régulent la fonction de la neurotensine chez les souris obèses.Avant la découverte des agonistes du GLP-1, qui ont permis le développement de médicaments comme Ozempic, la lutte contre l’obésité était un défi pour la recherche médicale.Les chercheurs estiment que ce travail fournit des cibles moléculaires cruciales pour de futurs traitements contre l’obésité, ouvrant la voie à des thérapies plus précises qui pourraient potentialiser sélectivement la fonction de la neurotensine sans effets secondaires.
L’objectif est d’étendre la recherche pour explorer le rôle de ce peptide au-delà de l’obésité, en étudiant son implication dans le diabète et les troubles alimentaires.
Le Paradoxe de l’obésité : Manger Moins de Plaisir, Plus de Poids ?
Table of Contents
introduction
Manger procure du plaisir, surtout avec des aliments riches en calories. Cependant,perdre cette sensation de plaisir peut paradoxalement contribuer à l’obésité. La science a découvert le mécanisme cérébral en cause, ouvrant de nouvelles perspectives de traitement.
Le Mécanisme Cérébral en Jeu
Des études ont révélé que les personnes obèses présentent une activité réduite dans les zones du cerveau associées au plaisir lorsqu’elles sont exposées à la nourriture. Des recherches menées sur des souris ont permis d’identifier la cause de cette perte de plaisir : une diminution de la neurotensine, un peptide cérébral, dans une région spécifique du cerveau connectée au réseau de dopamine, le neurotransmetteur du plaisir.
Plus de Poids,Moins de Plaisir
Une étude observe que les souris préférant les aliments riches en graisses prennent du poids. Une fois le surpoids atteint, ces aliments caloriques semblent moins attrayants qu’aux souris ayant une alimentation normale. Grâce à l’optogénétique, une technique utilisant la lumière pour contrôler les circuits cérébraux, les chercheurs ont constaté que la stimulation d’un circuit cérébral lié à la dopamine augmentait le désir de manger chez les souris de poids normal, mais n’avait aucun effet sur les souris obèses, en raison d’une réduction de la neurotensine.
Nouveaux Traitements pour l’Obésité
Les résultats suggèrent que restaurer les niveaux de neurotensine pourrait rétablir le plaisir de manger et favoriser la perte de poids. En effet,après deux semaines de régime,les souris ont retrouvé des niveaux normaux de neurotensine,leur fonction dopaminergique a été rétablie,et elles ont retrouvé le plaisir des aliments riches en calories. De plus, le rétablissement artificiel de la neurotensine a entraîné une perte de poids, une réduction de l’anxiété, et une amélioration de la mobilité. Les scientifiques identifient actuellement les gènes et les voies moléculaires qui régulent la fonction de la neurotensine, ouvrant la voie à des thérapies plus précises.
Tableau Récapitulatif
| Caractéristique | Souris de poids normal | souris obèses |
|—|—|—|
| Réaction à la stimulation du circuit de dopamine | Augmentation du désir de manger | Aucun effet |
| Niveaux de Neurotensine | Normaux | Réduits |
| Plaisir lié à la nourriture riche en calories | Présent | Réduit |
FAQ
Q : Qu’est-ce que la neurotensine ?
R : C’est un peptide cérébral impliqué dans la régulation du plaisir alimentaire.
Q : Comment la neurotensine est-elle liée à l’obésité ?
R : La réduction de la neurotensine dans le cerveau des personnes obèses diminue le plaisir lié à la nourriture, ce qui peut paradoxalement entraîner une surconsommation et, par conséquent, une prise de poids.
Q : Comment pourrait-on traiter l’obésité en agissant sur la neurotensine ?
R : En restaurant les niveaux de neurotensine, par exemple, par des changements alimentaires ou des manipulations génétiques, pour rétablir le plaisir de manger et favoriser la perte de poids.