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Stratégie africaine du Canada : un tournant, mais des améliorations nécessaires

by Nouvelles

Le Canada a dévoilé sa première stratégie globale pour l’Afrique, marquant une étape importante dans son approche du continent.

Cette initiative représente un pas crucial vers une relation plus cohérente et intentionnelle avec l’Afrique.

Plusieurs raisons justifient cet éloge.

Les atouts de la stratégie

Elle démontre la reconnaissance par le Canada de l’importance croissante de l’Afrique sur la scène mondiale. Elle reconnaît la nécessité pour le Canada de collaborer étroitement avec les États et organisations africains dans les instances multilatérales telles que les Nations Unies, le G20 et la Francophonie.

Elle positionne le Canada comme un partenaire pour renforcer la voix de l’Afrique dans les affaires mondiales, mais aussi comme un allié pour faire avancer les intérêts stratégiques du gouvernement canadien à l’étranger.

Le processus d’élaboration de la stratégie a été remarquablement inclusif, avec plus de 600 soumissions de parties prenantes. Cette approche consultative a non seulement garanti un éventail diversifié de perspectives, mais favorise également la responsabilisation dans la mise en œuvre de la stratégie.Enfin, la vaste portée de l’initiative est louable. En concevant intentionnellement la stratégie pour englober un large éventail de partenaires africains – de l’Union africaine aux groupes de la diaspora au Canada – le gouvernement a créé un cadre qui permet à divers pays et organisations africaines de se voir reflétés dans le partenariat.

Questions en suspens

Cependant, comme pour tout développement politique crucial, des points doivent être améliorés et des questions doivent être abordées. Ceux-ci inclus:

Allocation des ressources: Bien que la stratégie fixe des objectifs ambitieux, la manière dont ils seront atteints sans nouveau financement reste floue.

Bien que l’on puisse faire valoir que le gouvernement a la possibilité de reconfigurer le financement existant pour l’aligner sur des changements de politique plus larges, cela laisserait des lacunes importantes dans les programmes de développement actuels. Le gouvernement doit fournir des détails plus précis sur le financement et, tout aussi importent, des mesures pour la mise en œuvre.

Concurrence: La stratégie ne reconnaît pas pleinement la position actuelle du Canada en Afrique. Bien qu’elle identifie une concurrence accrue de la part d’acteurs familiers comme la Chine, l’Union européenne et la Russie, ainsi qu’un éventail croissant de concurrents comme le Brésil, la Turquie et les États du Golfe, elle ne s’attaque pas à la mesure dans laquelle, relativement parlant, le Canada a perdu du terrain.

Cela doit être reconnu parallèlement à la force de réputation résiduelle du Canada, enracinée dans une histoire de soutien aux transitions démocratiques pour les nations africaines – en particulier pendant la lutte anti-apartheid en Afrique du Sud, mais aussi lors de nombreux engagements de maintien de la paix.

Le Canada doit se positionner fermement comme un État auquel on peut faire confiance pour défendre les causes africaines tout en forgeant des partenariats fondés sur l’intérêt mutuel et le respect dans un environnement concurrentiel mondial en évolution rapide.

Innovation et éducation: Malgré la mention dans la stratégie de l’engagement des jeunes et des communautés de la diaspora, la manière d’y parvenir n’est pas claire. Un moyen essentiel de se connecter avec les jeunes en particulier consiste à améliorer les liens éducatifs et à élargir les liens entre les universités et les institutions d’innovation scientifique et technologique au Canada et dans les États africains.

Les doubles diplômes, les projets de recherche collaborative financés, les échanges d’étudiants et les bourses sont tous des mécanismes éprouvés pour favoriser les compréhensions interculturelles qui unissent les sociétés
Le Canada a dévoilé sa première stratégie globale pour l’Afrique, marquant une étape importante dans son approche du continent. Cette initiative représente un pas crucial vers une relation plus cohérente et intentionnelle avec l’Afrique.

Les atouts de la stratégie

La stratégie témoigne de la reconnaissance par le Canada de l’importance croissante de l’Afrique sur la scène mondiale. Elle souligne la nécessité d’une collaboration étroite avec les États et organisations africains dans les instances multilatérales telles que les Nations Unies, le G20 et la Francophonie. Elle positionne le Canada comme un partenaire pour renforcer la voix de l’Afrique dans les affaires mondiales,tout en servant les intérêts stratégiques du gouvernement canadien à l’étranger.

Le processus d’élaboration a été remarquablement inclusif, avec plus de 600 soumissions de parties prenantes, assurant un large éventail de perspectives et favorisant la responsabilisation dans la mise en œuvre. La vaste portée de l’initiative est louable, englobant un large éventail de partenaires africains, de l’Union africaine aux groupes de la diaspora au Canada.

Questions en suspens

Malgré ses atouts, certains points nécessitent des améliorations :

Allocation des ressources: La stratégie fixe des objectifs ambitieux, mais la manière dont ils seront atteints sans nouveau financement reste floue. une clarification sur le financement et les mesures de mise en œuvre est nécessaire.

Concurrence: La stratégie ne reconnaît pas pleinement la position actuelle du Canada en afrique, ni la perte de terrain relative face à des concurrents comme la Chine, l’Union européenne, la Russie, le Brésil, la Turquie et les États du Golfe. le Canada doit se positionner fermement comme un partenaire fiable, tout en maintenant des partenariats fondés sur l’intérêt mutuel et le respect.

Innovation et éducation: L’engagement des jeunes et des communautés de la diaspora manque de précision. Des mécanismes concrets, comme les doubles diplômes, les projets de recherche collaborative, les échanges étudiants et les bourses, doivent être mis en place pour renforcer les liens éducatifs et d’innovation entre le Canada et l’Afrique.

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