Le régime d’exception,initialement justifié par une flambée d’homicides,a franchi le cap des trois ans le 27 mars. Ne pouvant légalement excéder un mois,il a été renouvelé à 36 reprises.Le nombre de personnes privées de liberté a connu une augmentation considérable, avec environ 85 000 arrestations. La diminution notable du nombre d’homicides, amorcée dès le début du premier gouvernement de Nuevas Ideas, se maintient à un niveau comparable à celui des pays développés et constitue désormais le principal argument de propagande.
Trois ans représentent une période significative. Après un an, les résultats obtenus auraient permis à la Police Nationale Civile (PNC) de maintenir les acquis sans recourir au régime d’exception, ni aux abus systématiques qui en découlent. Cependant, cette mesure a persisté sans amélioration du nombre, de la formation, de la spécialisation et des ressources de la police. Le régime a commencé à être utilisé comme une menace,notamment dans les secteurs du travail et du journalisme. Le nombre élevé de détenus a paralysé le système judiciaire, constitutionnellement tenu de rendre une justice prompte et équitable. Certaines organisations spécialisées dans les droits humains estiment qu’environ trente mille personnes privées de liberté n’ont aucun lien avec des gangs,bien qu’elles aient été arrêtées par la PNC sous ce prétexte. Parmi elles, un nombre significant est incarcéré depuis plus de deux ans sans jugement, sans accès réel à une défense juridique, avec interdiction de visites familiales et avec des mauvais traitements fréquents.
La non-submission d’articles constitutionnels (notamment les articles 11 et 12) qui consacrent les droits fondamentaux et l’abandon de facto des traités internationaux relatifs aux droits humains aggravent la situation. S’ajoute à cela l’incarcération inhumaine de vénézuéliens sans motif ni condamnation en suspens. Malgré les tentatives de justification de l’injustifiable, le respect des droits fondamentaux et un sentiment élémentaire d’humanité exigent un examen rapide de la situation des personnes privées de liberté dans le cadre du régime d’exception et des vénézuéliens détenus. Les migrants expulsés des États-Unis uniquement en raison de leur statut de migrant doivent être libérés immédiatement. Ceux qui ont des dettes envers la justice doivent être jugés, avec toutes les garanties légales, dans le pays où ils ont commis l’infraction.
Le régime d’exception n’a plus de raison d’être. Il est absurde de continuer à le prolonger alors que les objectifs initiaux ont été atteints. Pérenniser un régime d’exception ne conduit qu’à l’oppression et au non-respect impuni des droits des personnes. La suppression du régime d’exception ne signifierait pas un retour à la dynamique criminelle antérieure.Les organisations criminelles qui semaient la peur et la douleur sont démantelées. La police Nationale peut et doit maintenir la situation actuelle de sécurité publique sans recourir à des actes arbitraires et à des abus. La fin du régime ouvrirait la voie à des procédures judiciaires crédibles et assorties de garanties, ainsi qu’à la libération rapide de milliers d’innocents qui subissent une privation de liberté.
Analyze du Régime d’Exception au Salvador : Trois Ans de Controverse
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Le régime d’exception au Salvador, initialement mis en place pour faire face à une flambée d’homicides, a dépassé les trois ans depuis son instauration le 27 mars. Cette mesure, qui ne peut légalement excéder un mois, a été renouvelée à 36 reprises.
contexte et Justification
Le régime d’exception a été mis en place en réponse à une augmentation des homicides commis par les gangs criminels. Le gouvernement justifie cette mesure par la nécessité de lutter contre la criminalité et de garantir la sécurité publique.
Conséquences et Critiques
Augmentation des Arrestations : Environ 85 000 personnes ont été arrêtées dans le cadre de ce régime.
Violation des Droits Humains : Certaines organisations estiment que des milliers de personnes arrêtées n’ont aucun lien avec les gangs. Des cas de mauvais traitements, d’interdictions de visites familiales, et d’absence d’accès à une défense juridique sont signalés.
Paralysie du Système Judiciaire : Le nombre élevé de détenus a surchargé le système judiciaire.
Non-respect des Lois : La suspension de certaines garanties constitutionnelles et le non-respect des traités internationaux relatifs aux droits humains aggravent la situation.
Arguments en Faveur du Régime
Baisse des Homicides : Le gouvernement met en avant une diminution du nombre d’homicides qui a atteint des niveaux comparables à ceux des pays développés. el Salvador a clôturé l’année 2024 avec seulement 114 meurtres, soit un taux de 1,9 homicide pour 100 000 habitants [[1]]. En outre, le pays a enregistré moins d’homicides qu’au Costa Rica en 2022, 2023 et 2024 [[1]].
Arguments contre le Régime
Absence de Progrès : Malgré la baisse des homicides, la police civile n’a pas amélioré ses ressources, sa formation et sa spécialisation.
Usage Politque : Le régime est critiqué pour être utilisé comme une menace, notamment dans les secteurs du travail et du journalisme.
Détenus Innocents : De nombreux détenus n’ont aucun lien avec des gangs.
Détention Prolongée : Un grand nombre de détenus sont incarcérés depuis plus de deux ans sans jugement.
Incarcération des Vénézuéliens et Expulsion de Migrants : L’incarcération inhumaine de Vénézuéliens sans motif et l’expulsion de migrants sans motif sont des points de discorde.
Tableau Récapitulatif
| Aspect | Description |
| :————————– | :———————————————————————————————————————————————— |
| durée | Plus de trois ans (renouvelé 36 fois) |
| Justification | Lutte contre les gangs et la criminalité |
| Nombre d’arrestations | Environ 85 000 |
| Diminution des homicides | Oui, mais les critiques soulignent les violations des droits humains |
| principales critiques | Violation de droits humains, paralysie du système judiciaire, absence d’amélioration de la police, et usage politique de la mesure. |
FAQ
Q : Qu’est-ce que le régime d’exception ?
R : C’est une mesure d’urgence prise par le gouvernement pour suspendre certaines garanties constitutionnelles et lutter contre la criminalité.
Q : Pourquoi le régime d’exception a-t-il été mis en place ?
R : En réponse à une flambée d’homicides commis par des gangs criminels. [[2]].
Q : Quelles sont les principales critiques ?
R : Violations des droits humains, arrestations injustifiées, absence d’accès à une défense juridique, et paralysie du système judiciaire.